On lit ici au ms
« Il faut reprendre la suite du récit : Et enfin on demeura d'accord... Puis quatre pages blanches et le ms. reprend :
« M. Taignier témoigne dans ses mémoires écrits de sa main que le prélat qui avait composé cette relation lui dit aussi plusieurs particuarilés, etc.. (la suite est à la copie).
venue, et depuis étant persuadés que les docteurs qui avaient soutenu à Rome la doctrine de saint Augustin n'avaient nullement été condamnés, ils inclinaient à la paix et tâchaient d'adoucir les esprits aigris.
III. — Que le silence des évêques en cette délibération avait été pris par M. le cardinal Mazarin pour une marque de la déférence qu'ils lui rendaient, et non pas comme un témoignage de l'appréhension qu'ils avaient que les Jésuites ne les fissent passer pour jansénistes, parce qu'ils avaient parlé comme ceux qui lui étaient dévoués, à la réserve qu'ils ne s'abaissaient point jusqu'à lui donner de l'encens.
IV. — Que M. l'évêque de Grasse lui avait témoigné depuis un déplaisir extrême pour le refus qu'il avait fait de se charger de la lettre au pape, voyant bien que celui qui la devait faire était un homme à ne garder nulles mesures dans la crainte qu'il avait que l'affaire de son archevêché de Toulouse ne se ruinât enfin par le déni que le pape lui faisait de ses bulles ; qu'il l'avait assuré que dans le moment que M. le cardinal Mazarin le nomma pour dresser toutes les pièces qui avaient été résolues par l'assemblée, il était demeuré tellement interdit qu'il n'avait nullement songé à la conséquence de son refus, quoiqu'il fût persuadé qu'il n'y eût pas de plus fâcheux ennemi de saint Augustin que ce prélat, et qu'il sût d'ailleurs les engagements qu'il avait avec les Jésuites, et entre autres avec le P. Annat.
V. — Que ce cardinal n'avait nommé M. l'évêque de Toulouse* que pour donner plus de facilité à cette affaire et pour se délivrer des peines qu'il s'imaginait que les évêques qui avaient écrit à Rome pour la défense de la doctrine de saint Augustin lui donneraient lorsqu'on viendrait à examiner ces pièces, dans le dessein qu'ils auraient, ou de rendre la bulle tout à fait inutile par l'opposition qu'ils y formeraient, ou au moins d'en retarder pour un temps l'exécution, qui étaient deux inconvénients qu'il voulait éviter également; parce qu'il désirait avec passion de faire voir son crédit au pape dans une chose qui le touchait si sensiblement.
VI. — Que le même cardinal ne put retenir sa joie lorsqu'il vit l'assemblée finie et que, tous les évêques s'étant