‹ Mémoires sur l'histoire ecclésiastique du XVIIe siècle (1630-1663) (volume 4)Chapitre 127 sur 440 · CHAPITRE VI · texte numérisé non relu

CHAPITRE VI

Mort de la Mère Marie Angélique. Diverses lettres sur ce sujet.

L'affliction de M, Arnauld, dont on a parlé ci-dessus, et dont il avait reçu la nouvelle le T""* jour d'août, dans le temps même qu'il écrivit à M. Hermant, était l'extrémité de maladie de sa sœur aînée, la Mère Marie Angélique, ancienne abbesse de Port-Royal, dont la sœur Angélique de Saint-Jean, sa nièce, lui donnait avis par ce billet écrit du même jour à cinq heures et demie du matin :

« Que nous diriez-vous, mon Père, et que vous dirons nous dans une -occasion où toute notre force est dans le silence et dans l'adoration de l'ordre de Dieu, qui nous afflige en tant de manières dont une seule, surtout celle d'aujourd'hui, suffirait pour nous accabler. Notre malade, qui ne doit quasi plus avoir ce nom tant elle approche de la santé parfaite et qu'elle est* présentement insensible à tous ses maux, est depuis midi dans une véritable agonie, sans parole, sans connaissance, et même depuis deux heures sans pouls. Elle peut encore durer quelque temps, au jugement de M. Hamon, et elle peut aussi mourir en un

1. Tout ce passage depuis : Cette lettre au roi, a été barré au ms. et ne figure pas aux copies.

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