Ces derniers mots sont barrés au ms
2. Erreur manifeste ; la lettre ne peut pas être adressée à la Mère Angélique de Saint-.Iean. On lit au ms. les lignes suivantes, barrées en partie : M. Hermanl en écrivit le même jour cet antre billet à la Sœur Magdeleine de Sainte Elizabeth. C'était te nom que portait dans le monastère de P. R. 3i™e la marquise de Crèvecœur, depuis qu'elle [y] étaitpostulante.
n'étant pas à plaindre en ce qu'elle jouit de la récompense de ses travaux, sa mort nous sera avantageuse si nous apprenons de son exemple à nous détacher de toutes les illusions de cette misérable vie. 11 y a longtemps que je la révère comme une des plus grandes âmes qui fussent dans l'Église, qui n'avait rien de la faiblesse de son sexe, comme une vierge vraiment chrétienne, et digne des plus tendres caresses du roi des rois, comme la mère et la fondatrice de votre sainte maison, comme une personne digne de son nom et véritablement angélique. Mais sa mort, arrivée dans toutes les circonstances de votre dernière affliction, est le sujet de mon admiration et de ma joie. Il ne restait plus que ce fleuron pour fermer la couronne d'une des plus pures et des plus saintes vies de notre siècle. Louons-la puisqu'elle est morte, ma chère sœur, mais tâchons, avec la grâce de son époux, de l'imiter en quelque chose. Car quoique je doive rendre grâces à Dieu tant que je vivrai du bonheur que j'ai reçu de sa pure miséricorde de connaître une si sainte personne et d'en être aimé, néanmoins c'est peu de chose d'avoir eu quelque familiarité avec les saints, de demeurer comme vous avec des saints, et d'être parents de saints comme ceux qui appartiennent par la naissance à une si sainte famille ; mais il faut nous sanctifier nousmêmes, et nous souvenir de la sainteté de notre profession, qui est une chose tout à fait terrible.
« J'attends de vous, ma sœur, une relation de cette histoire, qui sera écrite sans doute dans les archives du ciel, en môme temps que les hommes brouillent le papier avec leurs procès verbaux. Cependant conservez précieusement le bien qu'elle vous a laissé, qui est la paix et l'union des esprits, et ne soyez toutes qu'un cœur et qu'une âme, afin d'être réunies avec elle dans le cœur de Jésus- Christ. Ma mère, qui lui avait commencé une neuvaine^ vous salue avec respect. Je swis tout à vous*. »
M. Hermant avait encore écrit de même style sur ce sujet quelques autres lettres à M. d'Andilly et à la Mère Catherine Agnès de Saint-Paul, abbesse de Port-Royal, qui lui fit cette réponse :
1. Cette deruière phrase depuis : ma mère, a été barrée au ms. et ne figure pas aux copies.