‹ Mémoires sur l'histoire ecclésiastique du XVIIe siècle (1630-1663) (volume 4)Chapitre 179 sur 440 · CHAPITRE XIX · texte numérisé non relu

CHAPITRE XIX

Plusieurs prélats font signer le formulaire. Quelques écrits pour la défense du mandement des grands-vicaires de Paris ; bref du pape pour le condamner.

Quoique l'Assemblée du clergé eût affecté de faire ordonner la signature du formulaire dans le diocèse de Paris pour donner le branle à tout le reste de la France, et que le mandement des grands- vicaires du cardinal de Retz ne fût pas conforme à ce dessein, il y eut néanmoins plusieurs évêques du royaume qui n'attendirent pas la fin de ce différend pour faire ordonner cette souscription dans leurs diocèses.

Dès le 4 juillet, la chose avait été exécutée à Evreux avec éclat, et il avait paru un écrit intitulé : « Ordonnance du vénérable chapitre de l'église d'Êvreux^ pour l'exécution des condamnations et jugements donnés contre l'hérésie du jansénisme.

Quoique l'on eût mis au jour un écrit considérable intitulé : « Défense des grands-vicaires de Paris », qui avait été composé contre les évêques de la cour et contre les considérations du Père Annat, et que le 10 août on eût éclairci les difficultés qui pouvaient rester par un Avis à messeigneurs les évêques de France sur la surprise qu'on prétend faire au pape, pour lui faire donner quelque atteinte au mandement des grands-vicaires, tout cela n'avait servi de rien, ni à l'égard de la plupart des évêques du royaume, ni à l'égard de la cour de Rome.

M. de Poitiers avait dressé son mandement pour la signature du formulaire dès le dixième jour d'août, et le 17, ses grands-vicaires donnèrent leur ordre pour le publier.

Le 2 de septembre, M. de Béthune, archevêque de Bordeaux, ne se contentant pas de la première signature que l'on a rapportée ci-dessus avec une ordonnance digne de lui, en fit encore une seconde pour l'enjoindre, et il témoigna vouloir que le formulaire fût signé alors par tout son diocèse, et même par les religieuses.

Voici ce que mandait le 19 septembre, M. Girard, abbé de Verteuil, à M. l'abbé de Pontchâteau, beau-frère de M. d'Épernon, son patron : « Le bon prélat n'a pas eu

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