‹ Mémoires sur l'histoire ecclésiastique du XVIIe siècle (1630-1663) (volume 4)Chapitre 183 sur 440 · Ms. : Ministre d'étal · texte numérisé non relu

Ms. : Ministre d'étal

312 MÉMOIRES DE GODEFROl HERMANT

grandes occupations de la cour, le roi fît expédier contre eux ce jour là ces lettres patentes*.

[Voyez les lettres patentes du roi].

Le 4 du même mois* M. de La-Motte Houdencourt et M. de Rodez allèrent voir M. de Hodencq, curé de Saint- Séverin, pour le prier de vouloir informer de la vie et des mœurs du même M. de Rodez pour la charge de chancelier de l'ordre du Saint-Esprit, qui était à son égard un fruit de la disgrâce de M. Fouquet, car M. d'Agde, frère de ce ministre disgracié, l'avait remise entre les mains [du roi] en déclarant qu'il l'avait achetée des deniers de ce surintendant. Et comme cette démission était pure et simple, dès que le roi l'eut reçue, il l'avait donnée à M. de Rodez, en lui disant que c'était ainsi qu'il faisait des grâces à ceux qui ne lui en demandaient point, et qu'il en userait ainsi à l'avenir envers ceux à qui il en distribuerait*.

Ensuite de cette afîaire, ces deux évêques du conseil de conscience demandèrent à M. de Hodencq si lui et M. le doyen déféreraient aux brefs qui étaient venus de Rome. Sur quoi ce curé leur demanda lui-même s'il y avait des brefs contre leur ordonnance, après la lettre qu'ils avaient écrite à Sa Sainteté ; mais comme ils l'assurèrent qu'il y en avait un qui l'obligeait à révoquer ce mandement, il leur répondit que cette ordonnance était entièrement conforme à l'Assemblée du clergé de l'année 1655, qu'il n'y avait rien à craindre pour eux, et qu'ils se défendraient fortement par tout ce que M. de Lodève avait dit dans le procèsverbal; qu'il y avait encore moins à craindre pour la distinction du fait et du droit, parce qu'elle était fondée sur (les autorités inviolables, et qu'ils avaient cent plumes à leur dévotion pour faire voir combien elle était nécessaire

1. Ms. Note marginale d'Hermant : Il les faut copier. Je ne les ai point. Et OQ trouve une page blanche au tns.

Les lettres patentes du 3 octobre 1661 ont été imprimées en 1722 dans un recueil de pièces publié par l'évoque de Meaux, TLiard de Bissy, successeur de Bossuet.

2. 11 n'est poiut dil di quel mois. 11 y a apparence que c'est d'octobre, parce que l'on a parlé plus haut du 10 de septembre (Note de la M. Le Féron.)

3. Ce passage depuis : pow le prier de vouloir infonner, est barré au ms. et ne figure pas aux copies.

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