‹ Mémoires sur l'histoire ecclésiastique du XVIIe siècle (1630-1663) (volume 4)Chapitre 235 sur 440 · Madeleine de Sainte-Agnès de Ligny · texte numérisé non relu

Madeleine de Sainte-Agnès de Ligny

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de noire cœur, et ce que nous avions dans l'esprit, en signant des choses que nous n'entendions pas, et que nous ne pouvons entendre, qui est de demeurer dans Tètat de l'ignorance où Dieu nous a mises au regard de tout ce qui est éloi""né de la profession sainte où il nous a cachées comme dans le secret de sa face par une singulière miséricorde, et de témoigner en même temps combien les soupçons qu'où a eus de nous ont été injustes, et avec combien de sincérité nous avons toujours été soumises au Saint Siège, ayant condamné toutes les erreurs que les papes ont condamnées.

« Je ne pense pas, Monsieur, qu'il y ait personne qui puisse trouver à redire à cette disposition, et encore moins à la sincérité avec laquelle nous avons cru le devoir témoigner. Ainsi. Monsieur, nous sommes, grâces à Dieu, en repos de conscience. Ce n'est pas qu'après tant de preuves que nous avons de la mauvaise volonté que quelques personnes ont contre cette maison, nous n'ayons lieu de craindre qu'on ne prenne ce nouveau sujet pour prétexte de continuer les mauvais traitements qu'on a commencé de nous faire; mais au moins nous avons cette consolation, que la crainte (ie Dieu nous a été plus considérable que celle de tous les maux dont on nous pourrait menacer, et nous espérons qu'ayant eu la bonté de nous témoigner qu'en ce qui vous regarde, vous êtes content de ce que nous avons fait, vous ne souffrirez pas que nous soyons inquiétées sur ce sujet, n'ayant à répondre qu'à nos supérieurs, en ce qui est des choses spirituelles. Nous avons commencé de nous acquitter de ce qu'il vous a plu nous ordonner en la faveur de la personne que vousnousavez recommandée. Son accident nous a fort touchées, et je crois que Dieu a fort agréables les prières qu'on lui fait pour demander la guérison d'un mal qui lui est arrivé en rendant service aux pauvres*. Et j'espère que Dieu, qui voit le fond de notre cœur, ne rejettera pas celle que nous lui offrons pour le supplier de vous remplir des bénédictions de sa sainte naissance, et qu'il aura égard à l'obligation que j'ai d'être avec un véritable respect, etc. »

M. de Contes était tellement persuadé de la piété des reli-

1. Ces mots depuis : Nous aoons commencé, sont barrés au ms. et ue figurent pas à la copie; ce qui rend iniatelUgible la fin de ce chapitre.

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