CHAPITRE XV
M. Richard, curé de Triel, écrit au grand -vicaire de Pontoise sur la bignature. Seconde lettre de la mère Mafideleioe de Saiute-Agaes, abbease de Fort-Royal, à M. le doyen de Paris.
On continuait toujours la poursuite des ecclésiastiques de Rouen sur le sujet de la signature, et comme M. Richard, curé de Triel, était engagé autant qu'aucun autre dans cette persécution, il se crut obligé d'en écrire cette lettre au grand-vicaire de Pontoise le 23 de ce mois*.
On pressait toujours à la cour la signature des religieuses de Port-Royal, et M. le doyen de Notre-Dame avait rendu un témoignage avantageux à leur innocence et à leur manière d'agir, quoiqu'il les exhortât à ne point s'éloigner de celle des autres, de peur d'irriter la cour. La mère Magdeleine de Saint-Agnès, nouvelle abbesse*, ayant appris la justice qu'il leur avait faite, en parlant avantageusement de leur sincérité, dans l'acte qu'elles avaient dressé, à la tête de leur signature, l'en remercia par cette lettre du 31 : « Monsieur,
« Les effets de votre charité nous sont si continuels qu'ils nous obligent à une continuelle action de grâces, et nous vous supplions de croire, Monsieur, que nous en avons toute la reconnaissance que nous devons. Nous voyons assez, et avec peine, celle que votre bonté vous donne pour ce qui nous regarde; et que s'il nous a été facile de justifier devant vous ce que nous avons fait, parce que vous avez considéré le fond de nos intentions, qui ont été de rendre ce que nous devons à votre autorité, il ne vous sera peut-être pas si facile de le faire trouver bon à des personnes qui ne considèrent pas comme vous faites les peines de conscience qui peuvent troubler l'esprit des filles dans une occasion aussi extraordinaire que celle-ci. Vous avez eu raison, Monsieur, dédire que nous n'avons point usé de restriction. Car tout ce que nous avons fait a été d'exprimer le fond de la disposition
1. Note marginale d'Hermant : Copier cette lettre. Je n'ai point trouvé la justification de M. Richard. Une page blanche.