CHAPITRE XIV
Arrt't du Conseil pour obliger tous les évêqaes à faire leurs mandements purs et simples, eu faisant souscrire le formulaire.
M. de Marca n'était pas tellement occupé à la sollicitation de ses bulles pour l'archevêché de Paris qu'il ne pensât sérieusement à dresser de nouveaux pièges à ses confrères. Il prévoyait bien que les délibérations de l'Assemblée du clergé dans laquelle il avait dominé ne seraient pas des lois [tellement] inviolables à l'égard de quelques-uns d'entre eux qu'ils se contentassent d'y assujettir aveuglément l'autorité épiscopale, dont Jésus-Christ les avait revêtus pour le gouvernement de leurs diocèses, et d'en être de simples exécuteurs. Il voulut se garantir de cette crainte en y opposant l'autorité du roi, et il inspira à Sa Majesté la
l. Ici le ms. analyse l'écrit attribué au docteur de La Lane; il est imprimé (47 pages in-4»). Quelques-uns l'ont attribué k Arnauld et à Nicole.
472 MÉMOIRES DE GODEFROl DERMANT
poiiRÔo (l'omplnyer un arrêl de son Consoil, dalé du It^' jour de mai, pour les exhorter à ôler toutes restrictions dans leurs mandements, et de les faire purs et simples, en exigeant de leurs inférieurs la signature du formulaire. Voici les termes de cet arrêt'.
(Voyez dans le recueil.)
Lorsque cet arrêt fut publié, on y fit des remarques très considérables, qui demeurèrent manuscrites et qui méritent bien de trouver ici leur place, parce que la postérité en peut tirer de très grandes instructions pour la discipline de l'Eglise, et pour la conduite* des prélats, aussi bien que pour la défense de la vérité.
« Remorques sur un arrêt qui porte pour litre : Arrêt du Conseil d'État du roi, par lequel Sa Majesté exhorte tous les archevêques et évêques de son royaume, qui n'ont point encore signé ni fait signer le formulaire, de faire leur mandement pur et simple pour procéder à la signature d'icelui.
w Du 1" jour de mai 1662. »
« Il n'y eut jamais de plus véritable oppression de l'Eglise, etc.- ».
(Il faut voir ces remarques dans le recueil.)
Dans la distribution des copies de cet écrit on retrancha le neuvième article, de peur que la longueur du mémoire n'empêchât qu'il ne fût lu. Il était néanmoins fort essentiel à la chose. M. d'Angers avait fort recommandé que l'on répondît à ce canon du concile d'Afrique, parce que M. de Marca en faisait sa principale pièce de batterie pour détruire ses confrères.
1. Ms. Note marginale d'Hermant : Copiez l'ari'ét, je ne l'ai pus trouvé dans le recueil. Une page blanche. L'arrêt eu question est imprimé (22 p. in-40).
2. M s. : // faut copier ces remarques. Deux pages blanches. La suite de cet écrit est imprimée au tome XXI des Œuvres d'Arnnidd, p. 440- 4 58.