‹ Mémoires sur l'histoire ecclésiastique du XVIIe siècle (1630-1663) (volume 4)Chapitre 356 sur 440 · CHAPITRE l · texte numérisé non relu

CHAPITRE l

Mort du Père Bourgoing, général de l'Oratoire, et son éloge. État de cette congrégation et ses intrigues. Elle présente une requête au roi pour le retour des trois prêtres exilés, et l'obtient après une honteuse et extraordinaire souscription du formulaire.

Les prêtres de l'Oratoire eurent soin de faire mettre dans la première Gazette du mois d'octobre, parmi les nouvelles de Paris, la mort du Père François Bourgoing, supérieur général de leur congrégation, arrivée le 28 du mois précédent, en sa soixante dix -huitième année, avec cet éloge : « qu'il était l'un des premiers qui se joignirent avec le Père de Bérulle^ qui a été cardinal, pour donner commencement à cette congrégation, qu'il a gouvernée vingt et un ans en cette qualité de général, ne lui ayant pas été moins exemplaire par son éminente piété, sa vie austère, et son grand zèle pour l'Eglise, que par les soins dans lesquels il s'est montré infatigable pour le bien de la compagnie. »

Cet élo{?e ne fut pas désagréable à la cour, dont le Père Bourgoing avait toujours consulté les mouvements. Mais il ne suffisait point pour le rétablissement des affaires de la congrégation, ni pour le retour des Pères Séguenot, Juannet et Du Breuil, exilés par le crédit des Jésuites et par les intrigues domestiques dont le mystère se découvrait entièrement en ce temps-là, plusieurs n'en ayant eu auparavant que de médicores soupçons.

Ceux qui étaient restés avec quelque autorité dans cette congrégation tâchèrent d'en empêcher la ruine, qu'ils croyaient inévitable tant que ces prêtres exilés demeureraient dans la disgrâce de la cour. Ce fut ce qui les avait

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