‹ Mémoires sur l'histoire ecclésiastique du XVIIe siècle (1630-1663) (volume 4)Chapitre 373 sur 440 · Ms. : de ces · texte numérisé non relu

Ms. : de ces

pût rencontrer, depuis tant de temps que l'on disputait de cette matière. Mais M. l'abbé Bossuet s'aplanissait par ces sortes de discours, conformes au goût de la cour, un chemin qui le conduisait aux dignités de l'Église, quoique avant de parvenir à ces grands emplois il dût encore trouver dans la suite quelque pierre d'achoppement.

Un prêtre de la congrégation de l'Oratoire dit quelques jours après à M. Brousse* que cet abbé avait excellé en une chose : savoir d'avoir bien su dorer les vertus de leur défunt général, et d'avoir passé ses défauts sous silence.

M. Richard, curé de Triel, dans le vicariat de Pontoise, se trouvait alors dans un extrême embarras, tant à cause de sa mauvaise santé qui l'empêchait de faire ses fonctions dans sa paroisse, l'une des plus nombreuses des environs, que sur le sujet de la signature, qui servait de prétexte pour le pousser. Les sollicitations qu'il fit pour s'en défendre furent avantageuses à la bonne cause. Car sur ses instances, M. Langlois, vice-gérant en l'officialité du grand-vicariat de Pontoise, lui donna publiquement des déclarations devant notaires, les 29 octobre, 4 et 15 novembre, que Monseigneur l'archevêque de Rouen n'exigeait pas une signature qui tombât sur le fait. Mais Dieu voulait encore purifier ce pasteurpar une épreuve particulière qui lui était inconnue en ce tempslà, car il n'avait encore souffert que des peines générales qui furent la cause de cette lettre qu'il écrivit à M. Hermant le 29 octobre, pour lui demander son avis touchant la disposition de sa conscience et la situation de ses affaires :

« Ce 29 octobre.

« L'Écriture Sainte nous donnant cet avis : Filislne consilio nihil faciasy el post factum non pœnitebil, et de prendre conseil de ceux qui craignent Dieu, vous n'aurez pas désagréable, s'il vous plalt^ que je vous consulte sur deux choses, puisqu'elles sont el pour la défense de la vérité et pour le salut des âmes dont, quoique très indigne, je suis responsable devant Dieu.

« La première, si voyant que mon absence, légitime pourtant, donne lieu au désordre et au libertinage dans ma

1. C'est d'une lettre de M. Brousse à M. Taignier qu'est tiré tout ce qui précède.

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