‹ Mémoires sur l'histoire ecclésiastique du XVIIe siècle (1630-1663) (volume 4)Chapitre 47 sur 440 · CHAPITRE X · texte numérisé non relu

CHAPITRE X

Seutimeûts de M. de SaiQte-Marlhe sur la sigaature du formulaire et sur le mandemeot des grauds-vicaires de Paria.

Ceux qui n'ont que de l'indifférence pour la vérité seront surpris de ces contestations entre des personnes unies par le lien d'une très étroite charité. Mais cet amour est si tendre et si délicat qu'il cause de très grandes peines dans le cœur de ceux qui le préfèrent à toutes choses, et ont assez de lumière pour connaître que l'obéissance aveugle aux supérieurs ne doit ni être la règle de la conduite des chrétiens, ni les établir dans un solide repos, quand on exige d'eux des choses extraordinaires en matière de religion.

Comme on parlait de faire signer les religieuses, quelquesunes des deux monastères de Port Royal en furent d'autant plus alarmées qu'elles connaissaient par leur propre expérience combien on avait commis de violences et d'injustices depuis le commencement de cette querelle où leur sexe et leur profession leur (sic) empêchaient de prendre part. On a les lettres qu'elles en écrivirent à M, Arnauld avec beaucoup de lumière et de force, et celles de la sœur Euphémie, qui était sœur de M. Pascal, avait quelque chose au dessus d'une personne de sa qualité. Il serait difficile de lire ces lettres sans les admirer *. (On les a imprimées depuis dans des relations *) .

1. Ms. Mais la chose irait trop loin si on les voulait insérer dans celte histoire. La phrase entre parenthèses n'est pas au ms., et tout le passage depuis : Comme on- parlait a été barré.

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