CHAPITRE IV
M. Lescot visite M. de Saint-Cyran, et tire de lui une déclaratioa de ses seotiments, particulièrement sur le sujet du Concile de Trente.
Comme les amis de M. de Saint-Cyran étaient persuadés que c'était servir l'Église que de procurer la liberté d'un homme qui pouvait la défendre si utilement, et que d'ailleurs sa santé était affaiblie par les mauvais traitements qu'on lui avait faits, principalement dans les premiers temps de sa prison, ils employaient tout ce qu'ils avaient de crédit à la cour pour le tirer d'un état si violent; et parce que cela ne se pouvait faire dans la conjoncture où étaient les choses, par l'engagement où était entré sur son sujet le premier ministre, sans tirer quelque déclaration de sa part, ils tâchaient à le porter à des adoucissements capables de satisfaire ceux qui avaient voulu prendre de mauvaises impressions de sa doctrine, sans qu'il allât néanmoins jusqu'à