‹ Mémoires sur l'histoire ecclésiastique du XVIIe siècle (1630-1663) (volume 5)Chapitre 107 sur 522 · M8. : baissé, la correction est excellente · texte numérisé non relu

M8. : baissé, la correction est excellente

chant qu'ils ne nous traiteront pas mieux pour notre humilité ? Nous aurions pour le moins rendu plus d'honneur à la vérité, et peut-être excité par la force de notre expression quelquesyndérèseenleuresprit,quidemeureraplusendormi qu'il n'était à cause de la douceur de nos paroles, qui leur persuadera peut-être qu'ils ont quelque raison, et que nous ne visons qu'à une délivrance indigne, je ne dis pas d'un prêtre, mais du moindre des chrétiens, s'il est en la grâce de Dieu, et qu'il agisse par son esprit. Gela eût fait éclat et eût reveillé un nombre de personnes qui, par simplicité ou ignorance, croient qu'ils ont raison et que nous avons tort. Je vous demande pardon de ma liberté, et vous prie de donner cela à mon zèle et au bouillonnement que j'ai senti en moi, et qui me dure encore. Car je ne puis regarder ceux qui me font la guerre que l'épée à la main, et comme un homme qui ne demande qu'à combattre pour la vérité, à peine de perdre la vie. Quand il n'y aurait autre chose, sinon qu'on m'interroge entre quatre murailles, sans parties, sans témoins, et contre tout l'ordre de justice et contre cette sentence de l'Apôtre : Ne reçois point d'accusation contre un 'prêtre, sans deux ou trois témoins, ils ont sujet de craindre les jugements de Dieu, desquels je voudrais les préserver par mes prières. Je vous déclare que je suis à lui jusqu'à la mort, et si saint Cypriena aimé l'unité de l'Eglise, en défendant une mauvaise cause qu'il croyait bonne, je l'aime à plus forte raison en défendant une bonne contre une mauvaise, à mon avis, quoique je l'appelle probable parce qu'elle n'est pas encore décidée. Si je meurs, je suis trop heureux que Dieu m'ait fait la grâce de faire pénitence de mes péchés en défendant la pénitence, et empêchant qu'on n'achève de la ruiner entièrement ; car c'est de quoi il s'agit, ie pourrais vous dire quelque chose de particulier, pour vous faire voir le tort qu'ils se font plus qu'à moi ; mais il suffît que vous le verrez dans le ciel, si Dieu ne veut pas que je vous voie avant (de) mourir, sans offenser les puissances. Je ne suis nullement d'avis que vous l'entrepreniez maintenant ; car ce qu'on vous a dit est un commandement devons retirer et à M. de L... lequel je vous supplie d'assurer de mon très humble service, et de lui dire que si Dieu eût permis que j'eusse eu l'honneur de le voir, je suis très assuré qu'il fût demeuré d'accord de tout ce que

Page 1