Ms. : par lui
2. Martin de Barcos (1600-1678), neveu de Du Vergier de Hauranne, devint abbé de Saint-Cvran à la moi't de son oncle.
Testament où la contrition est touchée, et qu'elle le pressait de lui marquer, afin qu'elle les pût lire, et lui dit, que les ayant fait voir à un homme de bon sens^ dans le Bois de Vincennes même, il s'était rendu à cette vérité ; elle devina qui c'était et il l'avoua.
Et comme elle revenait toujours au premier discours principal, M. de Saint-Cyran lui dit qu'il avail fait offrir à M. le Cardinal, par M. Lescot, qu'il lui donnât six mois chez lui, avec des gardes, et qu'il lui éclaircirait avec satisfaction tout ce qui était de ses sentiments touchant la contrition ; et sur l'instance qu'elle lui faisait d'écrire quelque chose au lieu où il était, et de prendre de l'encre pour cela, il lui répondit qu'il ne voulait ni n'en pouvait prendre, et comme elle le pressait de lui en déclarer la cause, il prit sujet de lui dire qu'il était dans une double prison : que la première n'était rien en comparaison de la seconde. Elle lui demanda pourquoi il ne le disait pas à M. de Chavigny, et il lui dit qu'il ne le voulait pas, ne le jugeant point à propos.
Il lui dit qu'il absoudrait un homme qui étant blessé à mort n'aurait que la crainte de l'enfer, et sur l'instance qu'elle fit, de lui déclarer si une personne qui n'aurait que ce mouvement de la crainte de l'enfer ne recevrait rien du prêtre, il lui répondit absolument que non, selon son sentiment; il ajouta néanmoins, pour sa consolation, que cette attrition sert beaucoup à un homme qui s'entend à conduire les âmes, ce qui est rare, et lui donne un moyen très avantageux pour l'y aider. Que lui-même, après avoir refusé durant deux ans d'écouter une confession de quelque personne de grande importance, ayant aperçu en elle, depuis ce temps-là, quelque étincelle du feu du ciel, il l'avait confessée et conduite à bonne fin, sans se mettre en peine si ce mouvement était attrition ou contrition, parce qu'il arrive quelquefois que tel pense n'avoir que l'attrition, qui a une contrition véritable, comme le contraire arrive aussi ; mais qu'il n'entreprenait jamais que des âmes dont il était affectionné et qu'il affectionnait, et que cela dépendait de la communication intérieure que l'on a ensemble.
Il lui dit encore, pour lui donner plus de sujet d'avoir de la confiance que de la frayeur, au sortir de leur entretien, que lorsqu'on rencontrait un homme intelligent dans les choses spirituelles et qui savait bien conduire les âmes, on