‹ Mémoires sur l'histoire ecclésiastique du XVIIe siècle (1630-1663) (volume 5)Chapitre 34 sur 522 · Ms. : au quartier · texte numérisé non relu

Ms. : au quartier

3. Marguerite de Goadi (1570-1650). Mariée en 1588 au marquis de Maiguelay, elle perdit ea 1591 soq mari, tué par les ligueurs, et s'adonna dès lors aux œuvres de charité.

rance d'une abbaye ce que les autre? font tous les jours pour en briguer en faveur de leurs enfants. Mais le désintéressement de cette abbesse se communiquait à sa famille par une secrète bénédiction de Dieu, qui en jugeait autrement dans le ciel que les sages et les prudents du siècle n'en jugent ordinairement sur la terre.

La Reine-mère, ayant reçu agréablement cette prière, en obtint l'efTet au retour du roi son fils, et le brevet en fut expédié et enregistré au Grand Conseil.

Cependant le bâtiment du Port-Royal de Paris ayant été fait en l'an 1629, M. de Langres, qui était dans son diocèse, obtint un bref pareil à celui de Port-Royal, pour retirer les filles de l'abbaye de Tard de dessous l'ordre de Cîteaux, et afin de faire une union des deux maisons, et les animer d'un même esprit, il fut d'avis que l'on envoyât de Paris à Dijon la Mère Catherine-Agnès, avec la Mère Geneviève de Saint-Augustin*, et en échange de faire revenir de Dijon à Paris la Mère Jeanne de Saint-Joseph de Pourlan, qui venait de quitter son abbaye de Tard, avec une autre religieuse.

La chose fut consommée par la démission que la Mère Angélique donna promptement, et elle fut suivie de celle de la Mère Agnès, sa sœur, sa coadjutrice, qui l'envoya du monastère de Tard où elle était. Rien n'empêchant plus l'élection, la première qui se fit le 23 juillet 1630 donna pour abbesse à Port-Royal, la Mère Geneviève de Saint-Augustin ', qui était une des religieuses que la Mère Angélique avait amenées de Maubuisson, et on nomma pour prieure, la Mère Jeanne de Saint-Joseph qui s'était dépouillée l'année précédente de l'abbaye de Tard.

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