CHAPITRE XXVI
Suite de la querelle de ces deux docteurs particuliers de Douai. Ils publient un écrit au noua de toute la Faculté. Ceux de Louvain y répondent par deux traités, l'un intitulé : Lampe de saint Augustin^, et l'autre : Mouchetle de la même lampe*. Divers autres écrits publiés dans le Pays-Bas. Lettre du sieur Du Bois à l'inteinonce.
Les plaintes de la Faculté de théologie de Louvain contre ces particuliers de celle de Douai étaient devenues trop publiques pour en demeurer à un simple refus de la conférence qu'on leur proposait. Ils crurent qu'en publiant des écrits au nom du corps dont ils n'étaient point avoués, leur hardiesse suppléerait à toutes choses, et ce fut dans cet esprit, qu'en l'année 1649 ils firent imprimer à Douai un livre intitulé : « La vérité et la justice de la censure des papes Pie V, Grégoire XllI et Urbain VIII au sujet de soixante-seize articles condamnés, fortement soutenus, et éclaircis par la Faculté de théologie de Douai ancienne et nouvelle, ou Antithèses prises et réduites selon l'esprit de saint Augustin, des livres très clairs des excellents docteurs et maîtres Guillaume Estius et François Sylvius, qui sont autant de raisons qui justifient la conduite que l'Université de Douai a tenue en acceptant si promptement la bulle d'Urbain VIII touchant ces articles, la publiant dans ses écoles publiques et l'y affichant. »
Ce livre, qui n'était l'ouvrage que de deux docteurs particuliers, ou plutôt celui du P. L'Hermite Anachorète, professeur en théologie au collège des Jésuites de Douai, qui s'était caché sous leurs noms, était adressé au pape, pour le rendre plus autorisé et plus éclatant, mais, il n'était fort
de l'Université de Douai. 11 est auteur de nombreux ouvrages de théologie.