‹ Mémoires sur l'histoire ecclésiastique du XVIIe siècle (1630-1663) (volume 5)Chapitre 352 sur 522 · CHAPITRE VIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE VIII

Sermon prêché à Port Royal de Paris par M. Siugliu le jour de saint Augustin. On en fait de mauvais rapports à M. l'archevêque de Paris, qui l'interdit par des ordres envoyés d'Aufçers, et le rétablit ensuite.

Il y avait déjà plusieurs années que M. Singlin, directeur des religieuses de Port Royal, les prêchait avec une édification merveilleuse de tous ceux qui aimaient véritablement leur salut; et Dieu bénissait le ministère de sa parole d'une fécondité visible, par la conversion de plusieurs âmes, qui cherchaient plutôt la nourriture solide des plus importantes vérités de la religion et de la morale chrétiennes, que le vain éclat et la pompe d'une éloquence purement humaine.

Le démon ne pouvant souffrir l'heureux succès des fonctions évangéliques d'un si bon prêtre, et cet esprit d'orages et de tempêtes voulant faire tomber la grêle sur sa moisson spirituelle dans le temps même que l'on se pouvait promettre de la miséricorde de Dieu une plus abondante récolte, en prit l'occasion d'un sermon que M. Singlin fit à

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