‹ Mémoires sur l'histoire ecclésiastique du XVIIe siècle (1630-1663) (volume 5)Chapitre 383 sur 522 · CHAPITRE XIX · texte numérisé non relu

CHAPITRE XIX

Écrits publiés pour la defeuse de saint Augustin, pendant la même année 1650, dont on ne sait pas la date précisément.

M. l'abbé Le Roi donna aussi cette même année une Pnère pour demander à Dieu la grâce d'une parfaite conversion. Ce petit livre, qui était une effusion de la piété de son auteur, représentait trop fortement le néant de la créature, et la nécessité que nous avons de la grâce dans toutes les choses qui concernent notre salut, pour ne pas choquer les superbes défenseurs du libre arbitre. Ils ne purent souffrir le succès qu'eut cet ouvrage dans le monde, et la traduction qui s'en fît assez promptement en plusieurs langues, et lui attirèrent une persécution dont nous parlerons dans la suite.

La deuxième édition du poème de saint Prosper contre les Ingrats, traduit en vers et en prose, fut mise en lumière vers ce temps-là, avec une augmentation de la lettre de ce saint docteur de l'Eglise à Rufîn, et d'un abrégé de sa doctrine sur la grâce. M. de Sacy en était l'auteur.

Lupus servatus de tribus quiestionibus, etc., fut aussi imprimé en Flandre, et on y fit une deuxième édition du petit traité intitulé : Lucerna augustiniana.

Sur la tin de la même année, M. Sinnich, célèbre docteur de Louvain, revenu de Rome où nous l'avons vu député de son Université vers le Saint-Siège pour la défense de la grâce, publia un excellent ouvrage intitulé : Aurelii Amliy Veronensis theologi, Molinomachia...

Il se plaignait dans la préface de l'injustice des Jésuites, qui trouvaient partout l'occasion de condamner leurs adversaires, soit qu'ils demeurassent dans le silence, soit

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