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clarés publiquement pour ennemis passionnés de la vraie doctrine de la grâce; aussi ils ne travaillaient qu'à empêcher qu'il ne parût rien en public qui détruisît les erreurs dont ils avaient entrepris la protection, et établît les vérités qu'ils haïssaient. Mais de plus, cet ouvrage étant fait contre le livre de l'un de ces censeurs prétendus, qui était M. Morel, et contre le livre de M, Le Moine approuvé par l'autre, qui était M. Grandin, il eût fallu avoir bonne opinion de leur humilité pour vouloir qu'ils contribuassent à la publication d'un livre qui les réfutait et les combattait. Et de là on prenait occasion de représenter au public combien l'entreprise de ces deux docteurs était d'une conséquence périlleuse, puisque c'était mettre toute la doctrine de France entre les mains de deux personnes particulières, qui ayant une fois embrassé, soit par défaut de lumière^ soit par quelque autre considération humaine, une erreur contraire à la doctrine des Pères, pourraient facilement y donner cours, en supprimant tous les livres qu'on pourrait faire contre eux pour soutenir la vérité et la créance de l'Église'.
Toutes les personnes habiles et désintéressées reçurent cette grande Apologie de M. Arnauld avec une estime et un applaudissement extraordinaires, et on crut alors que toute cette dispute de la grâce était épuisée, et qu'il ne restait plus rien à éclaircir pour le fond de la doctrine. Mais on avait affaire à des personnes qu'il était plus aisé de confondre par des preuves invincibles, que de les réduire au silence, et qui étant rebelles à la lumière, croyaient que toute leur force consistait à obscurcir les plus claires et les plus incontestables vérités.
Sur la fin de la même année on publia aussi un livre intitulé : Contre l'adversaire du Concile de Trente et de saint Augustin. Dialogue premier : Où Von découvre la confusion et les contradictions étranges des dogmes théologiques du P. Petau; et où l^on réfuie un libelle du même Père, intitulé inso' lemment : Dispute contre l'Hétérodoxe, c'est-à-dire contre fhéréliquey où est aussi ré futé par occasion un petit libelle de M. Morel, dont le titre est : Défense de la confession de la foi catholique alléguée, etc.,/jar Amable de Volvic. Ce surnom
i. Suit une citation de la Préface de l'Apologie d' Arnauld, ouvrage considérable, imprimé au tome XVlll de la grande édition de Paris- Lausanoe (1778).
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était le nom du lieu de naissance de M. l'abbé de Bourzeii?, auteur de cet ouvrage, qui fut approuvé le troisième jour de décembre par MM. Chastelain et Coppin, et on avait ajouté ces paroles à la fin de leur approbation. « Ce livre n'a point de privilège, parce qu'il est fait pour répondre à M. Morel et à M. Grandin, de qui dépendent en quelque façon les privilèges, et qui n'en font point donner à ceux qui écrivent contre eux. »