‹ Mémoires sur l'histoire ecclésiastique du XVIIe siècle (1630-1663) (volume 5)Chapitre 386 sur 522 · CHAPITRE XX · texte numérisé non relu

CHAPITRE XX

[Divers écrits des défenseurs de Molina pendant l'anuôc !t;">0.

Outre les ouvrages que nous venons de marquer par occasion en rapportant ceux des disciples de saint Augustin, on en vit paraître plusieurs en différents endroits du monde chrétien, composés par des personnes de divers ordres et de diverses conditions.

Dès le mois de janvier, ceux de l'Université de Douai, qui étaient liés fort étroitement aux Jésuites, publièrent une réponse à la Lampe de saint Augustin, allumée par M. Fromond et la qualifièrent : Hcsponsio seniorum FacuUatis theologise Duacenae adversus lucernam Augustinianam editam contra verilatem et œquitatem censurx. Et ils y joignirent un autre petit ouvrage, savoir : Explicalio doctrinse articuloi'um a D. Lersaeo., concepta jussu ISuntii Apostolici et ad Guiltelmum Esliurn missa an. 158(».

Au mois de janvier, messire Simon Le Gras, évéque de Soissons, prit l'occasion de quelques thèses publiées et soutenues dans son diocèse pour défendre tout de nouveau de traiter des questions delà grâce, soit dans les sermons, soit dans les catéchismes, soit dans les disputes, soit dans les livres, et proscrivit tout de nouveau le livre de Jansénius, comme contenant des propositions condamnées parles papes. Son ordonnance, qui est du 4 février 1650, fut imprimée à Paris, cette même année, et les Jésuites en ont fait l'un des ornements de leur triomphe imaginaire.

Dans ce même mois, M. Abelly mit au jour un petit traité intitulé : Medulla theologica, qui a inspiré Taversion de saint Augustin à une infinité de catholiques ignorants, et qui a fait voir par le grand nombre de ses éditions qu'il n'y a rien de si dangereux qu'un petit livre de cette nature, lorsque le caprice, ou la paresse, ou la cupidité des hommes, lui donne un grand cours dans le monde; car il y en avait jusqu'à sept éditions en 16b2.

Il y avait eu à Paris un laïque qui se mêlait de controverse contre les hérétiques, qui se signalait en courant les villes et les campagnes, afin de disputer contre eux. Etant

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