‹ Mémoires sur l'histoire ecclésiastique du XVIIe siècle (1630-1663) (volume 5)Chapitre 450 sur 522 · CHAPITRE XIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XIII

Le P. Gaboreas est persécuté dans son ordre. Ou imprime eu cette année la relation de son voyage de Paris.

Le P. Gaborens '. dont nous avons déjà parlé, portait alors dans son couvent de Sully la peine de sa sincérité, et il avait trop éclaté au commencement de cette année par la publication de son voyage de Paris, pour recevoir un traitement favorable de la part de ses confrères qui ne l'avaient déjà que trop persécuté, depuis que son amour pour la vérité le leur avait rendu insupportable.

11 n'y a rien de plus sincère et de plus humble que la confession publique que ce bon religieux a voulu faire de son zèle amer contre le fantôme du jansénisme, avant que Dieu lui eût ouvert les yeux pour découvrir la lumière de la doctrine de saint Augustin, contre laquelle il s'irritait avec les autres par un orgueil qui est commun à tous les enfants d'Adam V Car il avoue qu'il s'estimait théologien, et n'était pas encore instruit des premiers éléments de la religion chrétienne, et qu'encore que la philosophie lui apprit qu'il n'était pas possible de tirer les mêmes conclusions de principes différents, il péchait contre cette règle fondamentale

Tours, puis professeur royal de philosophie et chanoine de Notre-Dame en 1650. Il devint officiai sous rarchev<fque Péréfixe.

1. Tout ce que l'on peut savoir du P. Gaborens, c'est qu'il était, dit Fouillou dans un catalogue ms., parent d'Antoine Aruauld, savant et bon scotiste.

2, A partir de cet endroit Hermant analyse ou cite au style indirect, suivant sa coutume, la curieuse relation de Gaborens. Mais rien no saurait remplacer la lecture môme de ce précieux document, si utile à tous ceux qui voudraient bien counaitre l'histoire littéraire des Provinciales. Revu par Le Roy, abbé de Haute-Fontaine, il a été public en 1652 (58 p. in-4o).

Page 1