Jean (et non pas François) Grasset
à la requête des Pères Jésuites qui lui en avaient donné une copie imprimée à Orléans. On reconnut lorsqu'il l'eut représentée qu'il y avait quelques paroles écrites en marge et ajoutées de la main du père Grasset, et l'insolence de ce prédicateur était si grande que M. d'Orléans l'ayant épargné dans la relation de ses calomnies et de ses excès, il remettait toutes ces calomnies en leur jour, reconnaissant avoir prêché : que nous étions en un temps où l'on décriait les chapelets, et que l'on disait à la ruelle du lit qu'il fallait aller droit à Notice Seigneur, sans s'adresser ni aux serviteurs ni à la mère; ce qui était une horrible calomnie. Il entrait même dans le détail des injures atroces qu'il avait dites contre ces sages ecclésiastiques qu'il déchirait sous le nom de jansénistes déclarés, avouant qu'il avait averti ses auditeurs de ne pas lire leurs livres, de ne les pas fréquenter, de ne point entendre leurs prédications et de ne se point confesser à eux. Ce libelle de trois pages était intitulé : Sommaire du discours prêché à Orléans par le Père Grasset, religieux de la compagnie de Jésus, le S septembre i 656. Mais son interdiction subsista tout le reste de cette année et au-delà du premier mois de la suivante, et son rétablissement ne lui fut pas fort glorieux, comme nous le dirons en son temps.