LIVRE XV
au rétablissement de MM. de Hodencq et Porcher dans l'exercice de leurs charges, elle ne leur fut pas signifiée. Cependant le clergé ne laissa pas de regarder cette sentence comme une nouvelle plaie qui donnait le coup mortel aux libertés de l'Église, et il en fit de très grandes plaintes. Mais l'auteur de ce mal avait trop d'expérience de la servitude de cette Assemblée pour appréhender de sa part quelque opposition réelle et eflective, et il était très persuadé que ceux qui en étaient les plus mal contents ne manqueraient pas de lui rendre, dès la première occasion, toutes sortes de civilités et de respects.
On crut que la présence du roi, arrivé à Paris le 9 du même mois, apporterait quelque changement dans cette affaire et attiédirait le zèle que l'Assemblée du clergé commençait un peu à faire paraître pour le cardinal de Retz, quand M. le cardinal Mazarin y serait venu prendre sa place. Mais il jugea plus à propos de n'y pas venir sitôt.