CHAPITRE III
De deux écrits pour le Parlement.
Ce qui s'était passé chez M. le cardinal Mazarin avait toute l'apparence d'une rupture, et comme la cour ne tendait qu'à faire passer la déclaration au Parlement, il était de la dernière importance de faire concevoir à cette compagnie, si visiblement intéressée par ses règles dans la conservation des droits du roi et des libertés de l'Église gallicane, qu'elle ne pouvait donner les mains à une si dangereuse nouveauté sans consentir au renversement visible de ses droits et de ses maximes.
Dès le mois précédent, on en avait déjà représenté les raisons par un mémoire qui est demeuré écrit à la main et qui est assez important pour trouver ici sa place. Voici ce qu'il contenait :
Mémoire j)our le Parlement.
Dans toutes les affaires ecclésiastiques, etc. ' (il est deux fois dans le recueil)*.
Le 5 mai, M. de Bagnols, arrêté au lit par ses indispositions ordinaires, ou plutôt par un épuisement presque général de toutes les forces de son corps, écrivit un billet à M. de Sens, sur les neuf heures du matin, qui lui fut rendu à l'Assemblée, et celui qui le portait eut pour réponse qu'il verrait M, de Toulouse et viendrait ensuite en rendre raison à M. de Bagnols.
Ce jour là même, sur les trois heures, ceux de Messieurs de Port-Royal qui avaient le plus grand intérêt dans cette affaire vinrent aussi chez M. de Bagnols et dressèrent un nouveau mémoire pour faire comprendre à Messieurs les avocats généraux du Parlement de Paris l'importance de la chose, et l'obligation qu'ils avaient d'arrêter dans cette
1. Deux pages blaaches ont été réservées au rns. pour la IraoscriptioQ de ce mémoire, qui ne s'y trouve pas.