‹ Mémoires sur l'histoire ecclésiastique du XVIIe siècleChapitre 274 sur 412 · LIVRE XVIl · texte numérisé non relu

LIVRE XVIl

Avant qu'on étalât Saint-Papoul et Lodève', Ce n'était que flertés ; un chacun tenait bon ; Mais la bravoure à bas, chacun pense à la trêve Dès qu'on fait retentir aux oreilles Paimpon^.

Pour vous Bonzi, Couvrant, Guémadeuc, Roquépine*, L'on ne vous voit jamais qu'opiner de travers; Esclaves sans honneur, Apollon vous destine Étant si corrompus, de vous livrer aux vers,

A jamais l'on dira quelle gloire mérite Celui qui se montrant sous le nom de Giron* Fait voir par les vertus que son zèle débite Qu'il porte- un vrai héros caché sous ce faux nom,

Son cœur est un acier où jamais n'a su mordre L'offre du bénéfice ou la crainte du mal. Il eût pu du second passer au premier ordre, S'il eût pu trouver bon l'ordre du cardinal,

L'espoir du cordon bleu fait que Paris lamente De se voir sans prélat, et son prélat sans bien. De ce cordon royal la trop tardive attente Tient Mans' si fort bridé qu'il n'ose dire rien.

Que Carbon s'est noirci faisant le politique! A peine les avis viennent de voir le jour, Qu'il les prend, et suivant sa maudite pratique, Pour les estropier il les porte à la cour.

Lingendes^, est-il vrai, ce que l'on te reproche. Que tous les intérêts te sont indifférents? Tu ne veux que savoir ce qui tourne à la broche; S'échauffe qui voudra sur les procès du temps.

1. Saiût-Papoul et Lodève étaient vacants, Carbon eut Suiat-Papoul ; il a été ensuite archevêque de Bourges, nommé à Toulouse, enfin arclievêque de Sens. Ces! eut Lodève (note du ms.).

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