‹ Mémoires sur l'histoire ecclésiastique du XVIIe siècleChapitre 389 sur 412 · LIVRE XVIII · texte numérisé non relu

LIVRE XVIII

avait mis les paroles suivantes dans son recueil: ^ Cet écrit a été imprimé sur une copie mal correcte, sans la participation de l'auteur, ce qui fait qu'il y a beaucoup de fautes, et même des lignes entières omises en trois ou quatre endroits. »

Cependant il fît un si grand effet dans la suite sur l'esprit de M. Tévêque d'Aleth qu'il contribua beaucoup à lui faire changer de disposition. On en ressentit l'effet dès le

10 octobre de cette année, par un billet que M. Baric, prêtre tolosain, écrivit de Bordeaux à M. TruUy*, bachelier de Sorbonne, en ces termes : « Il ne faut pas blâmer M. d'Aleth, car je l'ai vu et il m'a dit qu'il n'aurait jamais écrit cet avis, s'il eût su que le public l'eût vu. Et si. on l'examine bien, il n'y a rien d'avantageux pour les Escobars.

11 m'a fait voir la réponse manuscrite qu'on y a faite, et il croit qu'elle est invincible et sans réplique. H fait toujours grand cas de ces messieurs et de leurs ouvrages. »

On produisit aussi au mois de mai de cette année un autre écrit qui avait pour titre : Abrégé d'un traité intitulé : « l'Illusion théologique », ou l'intérêt qu'a la France de ne pas souffrir qu'on fasse passer pour hérétiques ceux qui n'acquiesceraient pas aux décisions de Rome^ particulièrement à celles qui concernent les questions de fait. Il y eut un arrêt du conseil contre cet écrit de quatre pages^ et au mois de juin suivant on y opposa un libelle pour le réfuter avec cette inscription : Réponse à un écrit intitulé : « Abrégé de l'Illusion théologique », etc., où est traitée la question, savoir: Si l'on doit tenir les Jansénistes pour hérétiques; par le sieur de Sainte foy, docteur en théologie. A Paris, chez Florentin Lambert^ rue Saint- Jacques, devant Saint- YveSy à l'Image Saint-Paul i 657. avec privilège du roi. M.Nicole répondit en huit pages manuscrites aux syllogismes de cet écrivain.

Le 30 juin, M. Arnauld répondit assez amplement à un moliniste sur le sujet de la première proposition attribuée à Jansénius. Cet écrit n'a point été imprimé.

Le même mois, on fil des observations manuscrites sur le concile de Milan de l'an 355.

Le 21 juillet, on reçut à Paris un écrit envoyé de Dijon

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