Ou Traly. Oq ne connaît par ailleurs ni Trully ni Baric
de chez Palliot, libraire, qui portait pour titre : Le théologien charilahle, ou VAvis d'importance donné par un théolo' gien aux catholiques pour se garantir d'un mal plus dangereux que la peste. Le Père Rinald, jésuite de Dijon, passait pour auteur de ce libelle, et le style témoigne assez qu'il a été fait par un jésuite.
Le 28 août, il parut dans le public une Lettre d'un ecclésiastique à un de ses amis sur le jugement qu'on doit faire de ceux qui ne croyent pas que les propositions sont de Jansénius. Il avait été imprimé sans la participation de l'auteur, qui était M. Ginart, et qui s'était contenté d'en donner quelques copies manuscrites, ce qui fut la cause qu'il s'y trouva beaucoup de fautes.
Au mois d'octobre, M. l'archevêque de Malines publia le décret de l'Inquisition de Rome qui condamne les Lettres Provinciales, et son mandement qui est à la tête du décret fut imprimé à Bruxelles.
Le 8 décembre, l'on publia à Lyon, avec approbation des docteurs et permission du lieutenant général un libelle fort contraire aux droits du roi, intitulé : ATT02 EOA, Os Domini locutum est. Linguarium validum damnatis a sede Apostolica injectum, et depulsio frivnise declaralionis, quâ pauci murmurantes , damnationi Jansenii per Innocentium X obtendunt defectum concilii generalis. Lugduni apud Guillelnium Barbier, typographum regium. 1657 . Cum superiorum permissu. Les conciles généraux y étaient fort maltraités, et la doctrine de Gerson insolemment condamnée.
Dans le même mois, on imprima un Mémoire oii l'on faisait voir que si la constitution du Pape Alexandre VII était enregistrée au Parlement, cet enregistrement emporterait avec soi une Inquisition plus rigoureuse que celle de Rome et d'Espagne. Mais la conjoncture du temps et la modification de la vérification de la bulle le fit supprimer.
M. Dufour Santaraille, théologal et chanoine de Die, composa aussi en cette année La persécution de l'Eglise sous le règne des Jésuites. Mais la chaleur extrême de cet écrit fit que ses amis furent d'avis de le supprimer.
M. Chamillard, docteur et professeur de Soibonne, en avait fait un autre, intitulé : Baisons pour condamner d'hérésie ceux qui défendent Jansénius, nonobstant toutes les déclarations qu'ils font de leur foi. M. de Saint-Cyran y