M 8. : ceux
que les faux apôtres alléguaient en leur faveur, et qui obligeraient J.-C. à leur dire: « Je ne vous connais point; retirez-vous de moi^ ouvriers d'iniquité ; allez maudits au feu éternel, etc. »
Mais au milieu de ces invectives si séditieuses et si sanglantes, leur plus grand soin était d'empêcher l'impression des Lettres provinciales qui allaient fouiller jusqu'au fond des entrailles de leur Société pour en faire sortir le pus et l'ordure. Ils allèrent quatre, vers ce temps-là, chez le sieur Ballard, syndic des libraires et des imprimeurs de la ville de Paris, pour lui faire des reproches de ce qu'il n'empêchait pas que ces Lettres s'imprimassent. Ils le menacèrent de le faire maltraiter par des personnes d'autorité s'il n'y donnait ordre. Ils lui dirent que c'étaient des pièces que le diable avait inventées par un horrible stratagème, pour persécuter leur compagnie. Ils usèrent même de menaces contre lui, l'assurant que leur Société étant intéressée dans cette affaire au point où elle l'était, il ne manquerait pas de s'en ressentir dans toutes les occasions.