LETTRE XXVI
DERNifeRB LETTRE DE M. DE BEAUHARNAIS A SA FEMME.
Nous revenons en France quelques jours avant le iS fnictidor. — Effroi que nous éprouvons. — MM. Lacretelle, Barbé-Mar];ois, Barthélémy déportés.
Nuit du C au 7 ihermidor an î , à la Conciergerie.
«Encore quelques niiniites à la teudresse, aux larmes et aux regrets; puis, tout entier à la gloire de mon sort , aux grandes pensées de l'immortalité. Quand tu recevras cette lettre , ma Joséphine , il y aura bien long-temps que ton époux ne sera plus , mais il y aura déjà quelques instaus qu'il goûtera , dans le sein de Dieu, la véritable existence. Tu vois donc bicii qu'il ne faut pas le pleurer; c'est sur les méchaus, les insensés qui lui survivent, qu'il faut répandre des larmes; car ils font le mal el ne
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pourront le réparer. Mais ne noircissons pas de leur coupable image ces suprêmes instans. Je veux lesemhellir , au contraire , en songeant que chéri d'une femme charmante , j'aurais pu voir s'écouler, sans le plus léger nuage, les années que j'ai passé avec elle , si des torts que je reconnais trop tard n'eussent troublé notre union. Cette pensée m'arrache des pleurs; ton âme généreuse m'a pardonné dès que j'ai souffert ; je dois te récompenser de tes bienfaits , en en jouissant sans te les rappeler, puisque c'est te faire souvenir de mes erreurs, et de tes peines. Que de grâces je dois à la Providence qui te bénira !..
» Aujourd'hui , elle dispose de moi avant le temps , et c'est encore un de ses bienfaits. L'honnne de bien peut -il vivre sans douleur , quand il voit l'univers en proie aux méchans? Je me féliciterais donc de leur être enlevé , si je ne sentais que je leur abandonne des êtres précieux et chéris. Si pourtant les pensées des mourans sont des pressentimens , j'en éprouve un dans le fond de mon cœur, qui m'assure que ces horribles boucheries vont être suspendues; qu'aux victimes vont suc-
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céder les bourreaux, que les arts et lesiscicuces, prospérités des Etats . refleuriront en France , que des lois sages et modérées régiront après de si cruels sacrifices ; et que tu obtiendras le bonheur dout tu fus toujours digne , et qui t'a lui jusqu'à présent. Nos enfans s'en chargeront ; ils acquitteront la dette de leur père. ..
)) Je reprends ces lignes incorrectes, et presque illisibles, que mes gardiens avaient interrompues. • :. ■■ .
» Je viens de subir une formalité cruelle, et que, dans toute autre circonstance, on ne m'aurait fait supporter qu'en m'arrachaut la vie ; mais pourquoi se révolter contre la nécessité? la raison veut qu'on en tire le meilleur parti. Mes cheveux coupés , j'ai songé à en racheter une portion , afin de laisser à ma femme , à mes enfans , des témoignages non équivoques , des gages de mes derniers souvenirs— Je sens qu'à cette pensée, mon coeur se
brise et que des pleurs mouillent ce papier
Adieu, tout ce que j'aime ! Aimez-vous, parlez de moi , et n'oubliez jamais que la gloire de mourir victime des tvrans, martyr de la liberté, illustre l'échafaud. »
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M. de Beauharnais avait prédit l'heureuse révolution du g thermidor , qui rendit la liberté à une foule d'intéressantes victimes, et qui mit fin aux sanglantes exécutions qui désolaient la France ; elle put enfin respirer après une si longue et si cruelle tyrannie.
Cependant les persécutions ne cessèrent pas entièrement; je me souviens qu'en 1797 , nies parens profitant du repos de notre chère patrie, voulurent y rentrer , ainsi que beaucoup d'émigrés , pressés de revoir leurs amis et leurs familles.
Mou père se procura pour une îrès-faible somme un passeport sous un noni supposé , il partit de Hambourg, avec ma mère, moi et une petite filleque nous ramenions à .son oncle, seul parent qui lui restât au monde , les autres étant morts en émigration ; elle avait dix-huit niois, et elle était fort spirituelle. Mon père avait pris le nom de M. de Rozen , négociant à Valengin , en Suisse.
A chaque ville de guerre d'Allemagne on demandait nos papiers , et comme j'étais la seule qui sût l'allemand , je portais toujours la parole , et servais d'interprète ; ce qui sou-
vent m'était fort agréable , parce que cela lue donnait un air d'importance qui plait aux enfans; quelquefois aussi j'étais désolée d'être si savante , car en approchant d'un pont-levis, on me réveillait en sursaut , pour répondre aux questions de la sentinelle. Ma première phrase en ouvrant les yeux était : IJerrdeRozen Kauffmann (i). Long-temps encore après cette époque, j'ai conservé l'habitude de la dire en m'éveillant.
Je me rappelle qu'un bon vieux invalide , chargé de vérifier notre passe-port , à la dernière ville étrangère, me dit en souriant : «Mon )) Dieu , Valenffin est donc une ville énorme » et fort commerçante? — Mais oui. — Oh ! » ma petite demoiselle , il faut que ce soit la » capitale du monde , car voilà au moins vingt » mille négocians qui passent ici , et qui y » sont établis. »
Je n'étais pas très-forte sur la géographie , et ces observations me causaient un embarras qui se peignait sur ma figure devenue pourpre. Une fois que ma petite leçon était
(1) M, tic llosen . inai-chaml.
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répétée, je ne savais que répondre. Mes parens m'entcudanl balbutier et faire une plus longue conversation que de coutume , craignirent que nos papiers ne fussent pas trouvés bons ; le vieux soldat s'en apercevant , ine dit de les rassurer , mais de leur conseiller de tâcher de quitter leur commerce en arrivant à Paris , où on pourrait être plus sévère que lui : (c Nous » autres Allemands sommes de bons diables , » tandis que les Français !... « 11 lit une si singulière grimace en achevant cette péroraison , que je me mis à faire de grands éclats de rire , qui se communiquèrent à ma famille , et c'est ainsi que nous entrâmes en France !.. . il semblait que c'était un présage de bonheur ! nous nous y abandonnâmes tous, moi avec toute l'imprévoyance d'un enfant, et mes parens avec le besoin de se livrer à l'espérance dont ils étaient privés depuis si Ion g- temps ! hélas , leur espoir fi.it de courte durée.
Arrivés à Paris , nous descendîmes à l'hôtel de l' Infant ado ^ aujourd'hui occupé par M. le prince de Talleyrand. Nous prîmes un joli appartement à l'entresol , faisant le coin de la rue Saint- Florentin et de la place Louis XV.
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Je fus éblouie des dorures et des glaces qui décoraient le salon , et je sautai de joie d'habiter une chambre fort élégante , chose à laquelle je n'étais pas accoutumée. Il était dix heures du soir , il faisait un clair de lune maguilique ; ma mère , en allant et venant, pour donner des ordres , appercut , au travers d'une croisée , la pli! ce Louis XV , au milieu de laquelle était élevée une statue colossale de la liberté ! Ma mère fondit en larmes, je l'entendis sangloter, je volai dans ses bras. « Qu'as-tu donc, luidis- » je , tu pleures quand nous sommes dans un » beau salon , tout d'or , quand papa vient de 3) commander un bon souper, quand lu vois )) là, devant toi, de belles maisons, plus grandes « que toutes celles d'Altona ensemble ; je ne » te conçois pas, maman, moi je suis bien con- » tente. — Oh ! mon eniaut , s'écria ma mère, » regarde cette grande statue qui est là, devant » toi , c'est la liberté , dit-on ; eh bien ! c'est à » cette place que des barbares ont égorgé le » meilleur des rois , la plus courageuse des )) reines , la plus héroïque des sœurs ! on a » voulu consacrer par un monument le plus » affreux des crimes, je ne puis me supporter
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)3 ici , je j^leiue d'être si près d'un lieu vuiié ;< » l'exécration. »
Je ne compris rien à ce violent chagrin , et je fus en sautant rejoindre ma bonne Anglaise , qui était charmée commemoide voir la France; mais je n'ai point oublié la douleur qui s'emparait de ma mère , dès qu'elle jetait les yeux sur cette fatale place (i).
Une de mes parentes, liée avec madame ïalien , qui était alors au faîte du pouvoir, lui présenta mon père , qui en fut reçu avec une grâce parfaite; elle promit de faire pour lui toutes les démarches qui pourraient être utiles à ses affaires , et de lui faire obtenir promptement les papiers qui pussent le faire rester à Paris , saDS aucune crainte d'y être inquiété.
Le lendemain de cette visite, mes parens
(i) Cette statue l'ut abattue peu de temps après. Sous le consulat elle fut remplacée par un monument provisoire, aussi inconvenant là que la Liberté , les cent six Départemens étaient représentés daiisant en rond. Le bon goût et le sentiment des convenances, si forts chez Napoléon , lui firent renoncera exécuter ce plan. Il lepoussa avec indignation l'idée d'une danse sur la place Louis XV.
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eurent une frayeur affreuse , voici à quelle occasion .
A peine étions-nous à table pour déjeuner , que nous entendîmes sur la place un grand bruit de chevaux. Ma mère, toujours inquiète , regarda au travers des jalousies d'une fenêtre donnant sur la place, et elle vit une compagnie de dragons que l'oflicier faisait ranger à l'entrée de la rue Saint-Florentin , et qui cria : a Ne laissez passer qui que ce soit; le se- )) cond piquet est à l'autre bout de la rue , ainsi » ils ne pourront échapper. »
Que l'on juge de l'effroi de ma mère , qui , ne doutant pas qu'on ne vînt arrêter toute une famille munie de faux passepoils , supplia mon père de brûler toutes les lettres dont il s'était chargé pour des parens d'émigrés.
Notre hôte , excellent homme, devinant les inquiétudes de ses locataires, dont il avait aisément pénétré la position, monta près de nous, et par des paroles pleines débouté, chercha à nous rassurer. « J'ai fait, dit-il, fermer la porte- M cochère, et si, comme je le pense, on vient » taire une visite domiciliaire ici , voilà* où il » faut vous cacher. » A ces mots il pousse un
petit secret parfaitemeiit caché dans un des ornemcns du cadre de la glace qui était sur la cheminée , et qui , rentrant dans le mur , nous lit voir un très-petit escalier qui conduisait à un cabinet.
J'étais ravie du mouvement que je voyais autour de nous. Agée de six ans , je ne pouvais imaginer le danger de tous ceux que j'aimais , et je n'étais occupée que du plaisir d'admirer de beaux uniformes , débrider avec empressement des papiers qui faisaient un vrai feu de joie, et surtout de l'idée de jouer à la cachette; car c'est ainsi que j'avais compris la conversation qui venait d'avoir lieu, et que l'on ne prenait pas la peine de m'expliquer.
Cependant le calme se rétablit peu à peu , on ne frappa point à la porte , et un domestique de la maison vint nous dire que la visite domiciliaire n'était point pour nous. Les inquiétudes de mes parens furent alors toutes portées sur un de leurs amis intimes , M. d'Aubentou, qui demeurait dans la maison, que désignait le garcou de l'hôtel, comme devant être visitée. M. d'Aubenton était , ainsi que nous, revenu en France dans l'espérance de n'en plus sortir ;
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il fiit obligé aussi de quitter , pour long-temps encore , ce pays chéri , où tant de dangers menaçaient à chaque instant les émigrés en surveillance, à plus forte raison ceux dont les papiers n'étaient point en règle.
Après quelques momens d'une affreuse incertitude , mes parens apprirent que l'on venait d'arrêter M. Lacretelle, logeant dans la même maison de M. d'Aubenton, qui ne fut point inquiété ce jour là.
Le peuple, toujours prêt à voir un spectacle dans une arrestation, seprécipitait en foule dans cette rue, où on voidait l'empêcher d'entrer ; les dragons ne parvenaient que difficilement à arrêter le désordre ; les cris, les vociférations, ne cessaient pas. M. Lacretelle parut au balcon de sou appartement , il fut applaudi , sifflé , et enfin arrêté, mis dans une voiture, traîné en prison , d'où il fut déporté à Cayenue avec MM. Barbé-Marbois ( i ) , Barthelénty , etc. ; ils
(i) M. de Barbé-Marbois a écrit le récit de tout ce qu'il a pensé, fait et vu pendant sa déportation. Il confia ce manuscrit à madame de Montesson , qui en fit la lecture louL haut à Romainville. Je n'ai rien entendu de plus naturellemeul et de mieux conté, il nous inté-
avaient été en ojjposition avec des mesures de rigueur, et immédiatement le directoire avait jugé nécessaire de les éloigner. C'est pour eux un titre de gloire , qui a illustré plus encore leurs noms, que leurs talcns fort remarquables.
Mes parens furent quittes de cette vive alerte, sans autre malheur que la perte de quelques lettres , qui eussent pu calmer les inquiétudes de plusieurs familles; ce fut, pour eux, un chagrin qu'ils ne purent éviter.
Je vis dans ce temps chez madame deV.... un homme fort à la mode alors ; c'était M. de Ribbing, qui n'était désigné que sous le nom du bel assassin , parce qu'on croyait qu'il avait été l'un de ceux de l'infortuné roi de Suède.
Dans un temps où tous les rois étaient regardés comme des tyrans, et voués à la haine publi-
lessa tous vivement, et je ne sais pourquoi son auteur, qui ne peut craindre de le faire connaître, ne l'a pas publié. C'est priver le public de détails curieux sur une île devenue agréable à habiter, après avoir offert le sé- -^ jour le plus dangereux; la grâce et l'esprit de ce petit ouvrage obtiendrait certainement du succès, dans un moment où l'on préfère l'histoire et la vérité à toutes les fictions du roman.
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que , c'était aux yeux des républicains la plus belle action que l'on pût faire, que d'en délivrer riiiimanité. Tous les hommes attachés au gouvernement recherchaient avec empressement M. de Ribbing; les femmes se disputaient l'honneur de lui plaire : on le montrait aux prome- • nades, aux spectacles , toujours sous ce titre de bel assassin , qui , étant prononcé devant moi , me causa un effroi tel , que je fris me réfugier dans les bras de ma mère , pour me mettre à l'abri des cruautés dont je supposais M. de Ribbing capable.
Je n'étais pas d'un âge à concevoir la différence que l'on est convenu d'établir entre un crime politique , et un crime civil ; aussi je n'osai remuer tant que je lus en présence de cet homme tant admiré , qui me paraissait si effrayant , quoiqu'il eût la figure la plus douce et la plus noble.
Je ne sais jusqu'à quel point ce qu'on lui attribua dans ce temps peut être vrai , il est fort possible que ce fut pour le faire valoir, qu'on lui imputa alors cette action; le fait est que M. de Ribbing est le meilleur des époux, le plus tendre père et le plus rlévoué des amis; je l'ai
revu il y a peu de temps , à Paris , entouré d'une famille au milieu de laquelle il paraît heureux et tranquille; le serait-il , si sa couscience lui reprochait un crime?
Nous étions assez calmes lorsque la loi du iSfruclidor vintnous rendre nos inquiétudes. Elle ordonnait à tous les émigrés de quitter Paris en trois jours, et la France en huit , sous peine de mort (1) ; il fahut donc faire précipitamment nos paquets, remonter en voiture, sans avoir pu rien terminer.
Ce même jour , 18 fructidor, mon frère, portant un hahit avec un collet de velours noir , fut assailli et poursuivi dans la rue, par une populace en lurie , qui voulait le massacrer , en assurant qu'il était un chouan; il ne fut sau\é que par la fermeté et le dévouement d'un de ses amis ( je crois M. de Pontécoulant , pair de
(1) M. de Mesnard, frère de M. le comte de Mesnard, premier écuyer de S. A. R. Madame , duchesse de Berry, ne voulant plus quitter la France , espéra se dérober aux poursuites, en se cachant : on découvrit sa l'etraite, et il fut fusillé à la plaine de Grenelle. Ainsi que son frère, il était connu par un noble caractère , un courage et une bonté qui ne se démentirent jamais.
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France ) , qui parvint à faire comprendre à ces hommes égarés , qu'on pouvait porter un collet noir sans être chouan ; et que ce jeune homme n'était coupable que d'avoir négligé de faire disparaître de son costume ce qui déplaisait avec raison aux vrais républicains , puisque c'était une partie de l'uniforme des ennemis des bons Français. Cette péroraison obtint les suffrages de la multitude , qui l'accueillit aux cris de vive la république.
Mon frère vint immédiatement prier ma mère de découdre ce fatal collet, dont je m'emparai pour en faire une robe à ma poupée, sans songer qu'il venait d'exposer les jours de mon frère. i
Effrayé des nouveaux troubles qui se manifestaient , mon frère se décida à nous suivre en pays étrangers. Il n'avait pas émigré avec mes parens, et il avait même servi avec une grande valeur dans l'armée française.
Madame Tallien (i) fit tout ce qu'elle put
(i) Avant la révolution, la famille de mon père voulut lui faire épouser mademoiselle Cabarus, belle et riehe héritière ; passionnément amoureux de ma mère , TOME m. la
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pour nous faire rester ; mais la loi étant positive, elle ne put obtenir une exception en notre faveur, et nous retournûnies à Altona, trois semaines après en être partis.
Ce ne fut qu'en 800 qu'il nous fut enfin permis de revenir dans notre patrie, pour n'en plus sortir. La tranquillité publique ne fut plus troublée que par des guerres toujours glorieuses; les arts furent protégés , les sa van s encouragés , les proscrits rappelés , et tout présageait un repos durable ; hélas ! il fallut encore souffi'ir ! . . . mais enfin nos épreuves sont finies, et notre bonheur commence.
il suscita tant de difficultés que ce mariage ne put avoir lieu. Mademoiselle Cabarus, devenue madame Tallien, ne conserva aucun souvenir du refus qui avait été fait de sa main, et fut dans tous les temps empressée de servir celui qui semblait l'avoir dédaignée.