‹ Mémoires sur l'industrie de la soie: éducationsChapitre 20 sur 34 · HEURES · texte numérisé non relu

HEURES

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SuiU du tableau de$ obsep^aiiçns thermométriques, etc.

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U e&t évident que nous n'entendons pas présentei* PQS observations comme pouvant apprendre quelque chose de neuf aux physiciens. Elles s'adressent aux industriels, qui n'ont pas le loisir ou les moyens d'étudier à fond la question qui noijis occupe, et pour lesquels des renseignements iramé-

(»'9) ^ diatem^eDi a|>plicables à leuiy travaui peuvent pu*raitre suffisants.

La physiques nqus apprend que l'hygromètre donne les mêmes indications dans des atmiosphéres différentes, quelle que soit la température de ces aUDOspheres, si elles contiennent toutes la quantité d'eau qu'elles peuvent absorber k ces températures, l^r exemple f l'hygromètre indique loo degrés <l'humidité dans un air saiuré d'eau , quelle que soit la température de cet air; mais on conçoit que les quantités d'eau contenues dans l'air varient considàrablement selon sa température y puisqu'il en faut beaucoup plus pour le satio^r à 20 dagréti» par exemple , que poyr produire le mévae effet à lo degrés.

Mais l'air n'est pas toujours satuj:é d'eau; attsfti l'hygromètre dpnne-t-il des indications propor^ tionnelles à la quantité de vapeur contenue cUuis l'air. Plus la température est élevée, plus il faut de vapeur pour maintenir l'hygromètre au même 4egré, et vice yersâ.

Ainsi donc, à température égafe et avec le même degré hygrqpiétriqoe, ies vers à soie respirent de l'air chargé de quantités égales d'eau.

Mais si, les degrés hygrométriques étant les mêmes^ la température n'est pas éçale, les vers trouva ront dans l'air une quantité d'eau d^autant plus grande que la température sera plus élevée.

Supposons, au contraire, que les températurfs soient égales et les degrés hygrométriques, diffé*

mitS| il pourra arriver souvent que tes deux atmosphères contiennent à peu de chose près la même quantité d'eau. « '

Il résulte de ces considérations qu'en échauffant l'air extérieur t avant de l'introduire dans les atelierSf on ne diminue pas la quantité d'eau qu'il con^ tient, bien qu'il lie marque plus le même degré à l'hygromètre ; mais on le rend susceptible d'absoïC ber une nouvelle proportion d'humidité, c'est*-k^ dire qu'on le rend desséchant.

L'effet diamétralement opposé peut être produit en refroidissaht l'air extérieur qu'on amène dans la magnanerie; il indique alors à l'hygromètre un degré d'humidité supérieur, et n'est plus susceptible d'absorber autant d'eau nouvelle. Il est même évident que, dans beaucoup de cas ^ il pourrait être extrêmement dangereux de refroidir l'air eictérieur. Par exemple^ lorsqu'il serait presque saturé d'humidité, le moindre refroidissement conduirait à la saturation complète; la transpiration des vers se trouverait entièrement arrêtée, et la dessiccation des litières^ cessant tout à coup, pourrait déterminer une prompte infection. On n'a p^it-être pas suffisamment prévu ces inconvénients quand on a emiseillé de rafraîchir l'air des magnaneries. -* plus l'air extérieur est froid , plus il devient dessédiant en s'élevant à la température de la magnanerie : c'est ce qui explique comment on a tant de peine à entretenir uneicertaine hi^midité dans la trhmibre; d'incubaiiou. Lorsqtî^on emploie cette

pièc6, l'air extérieur est encore froid, et, par conséquent , renferme peu d'eau. Au moment où il s'échauffe, il devient susceptible d'en abspriier une quantité considérable, qu'on ^ peine à lui fournir.

Ainsi donc, quand l'air extérieur sera en même temps froid et sep^ il acquerrait P^r l'élévation de température dai» la chambre d'^ir, une fisiculté îUïSorbante ou desséchante qui pourra devenir considérable, et qui nécessitera soit des arjroseroents , soit mi abaissement de température , s'il est Remontré surtout qu'un air trop sec est peu favQrable au développement des vers à soie.

C'est ainsi que le 27 juin, avec une température extérieure de i^,5 degrés et 7a degrés d'humidité, jaqm avons ^u dans la magnanerie 60 degrés hygrométriques seulement, avec 17 degrés de chaleur. Si la température de la magnanerie avait été portée à 20 degrés, l'hygromètre serait descendu à 5o degrés environ, et J'air eût été extrêmement desséchant.

Quand l'air extérieur est très-chaud et en même temps très-humide, il est évident qu'il est peu disposé à, favoriser l'absorption des vapeurs qui se forment dans la magoanerie, tant par la transpiration des vers que par la dessiccation des feuilles, parce que la différence peu iipportante qui existe entre la température extérieure et celle de la magnanerie n'augmente guère la facilité absorbante de l'air. Pour obtenir ce résultat, il faudrait doue

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