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élever la température de Tolelier de plusieurs de-* grés. Je suppose ; par exemple, que l'air extérieur marque i6^5 ou ig^S degrés de chaleur et 80 de- .grés d'humidité, comme cela s'est présenté lê 12 et le 16 juin^ la magnanerie étant à + ao degrés. Quel effet utile peut résulter d'une différence de température d^m demi ou un degré? Nous voyons que le la, le thermomètre intérieur marquant -4- 21 degrés, l'hygromètre est descendu à j5 degrés : c'est cinq degrés d'humidité en moins pour tin degré et demi de chaleur en plus. Le 16, le thermomètre intérieur marquant -4- ao,5 degrés, l'hygromètre est descendu à jS. Cette fois, pour deux degrés de chaleur en plus , nous n'avons eu que cinq degrés d'humidité en moins. Si donc on avait reconnu dans ce moment la nécessité d'$x— traire de la magnanerie de grandes quantités de vapeur, il aurait fallu, sans hésiter, élever la traci* pérature à a3 et même à a4 degrés.
On voit encore, par les moyennes du tableau | que l'air extérieur nous a donné 75,5 degrés d'hu^ midité, avec une température de 16,7.
Dans la magnanerie, avec une température de 19,8 degrés ou 5,t degrés en plus, oous avoos eu 70 degrés d'humidité ou 5,5 degrés en moins : ce n'est que 1,77 degré d'humidité en moins, par un degré de chaleur en plus. Mais H Êiut remarquer que l'air extérieur, en arrivant dans la magnanerie, était immédiatement chargé de vapeurs
par bs vers et lesr litières , ce qui a dà rééaire de beaucoup Tinfluencie réelle de IVIévattoti de température.
£n effet , si nom comparons entre elles ies moyennes du matin et du jour, à rair libre, naus voyom qu'abstraction faite des causes accidentelles cfbumidité chaque degré de chaleur a fait baisser l'^hygromètre de 5,45 degi*és en moyenne; ce qui est juste le doiTble de l'effet appréciable dans la magnanerie {i). Je reconnais qu'il ne faudrait pas attacher une trop grande importance aux indications hygrométriques, dans un lieu oii elles se montreraient très-variables, parce que les iûflue&ces bonnes ou mauvaises étant de courte durée, il s'établirait entre elles une sorte de compensalkm. Mais si, par la naîturç du cUmat pu de la saison, ces influences devaient se prolonger pendant une grande partie de l'éducation, alors il serait du plus haut intérêt de les connaître, afin de combattre les unes et de favoriser les autres; or il y a des contrées et des saisons dans lesquelles les mêmes infhiences sont continues. Là nos remarques trouveront une utile application , et le magnanier intelligent aura dans l'hygromètre et le thermomètre de puissants auxiliaires pour s'entourer des moyens
(i) M. d'Arcet avait déjà conseillé d'éleyer la teinpérati:^>e de Tair, en cas de touffes , pour le rendre capable de vaporiser une nouvelle quantité d'eau. {Considérations générales sur t emploi de la venUlation forcée ^ 1837.)
hygiéniques que l'expérience aura sanctionnés.
Passons à quelques autres considérations.
Les physiciens nous ont appris qu'à -4- 20 degrés centigrades, l'air saturé d'eau en contient 17,1 grammes par mètre cube. A + a5 degrés, il en contient 22,5 grammes, ou 5,4 grammes de plus : l'augmentation est de plus du t^rs^ Il y aura donc une asse^ grande différence entre ces deux airs pour les animaux qui devront les respirer.
Mais, s'il arrivait que l'air à ^5 degrés fât saturé ou, ce qui est la même chose, marquât 100 degrés d'humidité, et que l'ai^ à ao degrés n'indiquât que 5o degrés hygrométriques, il y aurait alors entre eux une différence beaucoup plus considérable. Pans le premier cas, les animaux respireraient avec l'air une grande quantité de vapeur, et leur trans^ piration cutanée se trouverait entravée p£ur la présence d'un air déjà saturé d'humidité.
Dans le second cas, au contraire, ils respireraient un air contenant peu d'eau et favorisant beaucoup la transpiration par sa faculté d'absorption.
Partant de ces données, voyons ce qui s'est présenté dans nos éducations d'essai.
L!éducation normale a eu lieu sous l'influence d'une température moyenne de 19,8 degrés Réaumur et 70 degrés hygrométriques. L'air était loin d'être saturé d'humidité, et nous en avons déjà donné la preuve plus haut en démontrant que cet air, examiné avant son introduction dans la magnanerie, était moins chaud et plus humide. Dans
( ïa5 ) celte àtiiKMphère, les vers à soie ont du, transpirer avec facilité, et l'air qu'ils ont respiré ne oontbnait que les 0,7 environ de l'eau qu'il était susceptible d'abêorberé
Dâms k magnanerie sèche, nous avons eu, avec %o do^eéàd^ température,- 65 degr^ d'hnmiéité seuiemént. Ici la transpiraticm a dû être encore plus, considérable. Quant à la quantité d'eau conrr tenue dans l'air , on voit qu'elle n'a {>as été tsès-^ difUérente, et l'on >peut croire qu'il n'en est rien rés«ilté de bien remarquable (i).^
JMEai&,:$i nous passon& à l'atmosphère artificielle créée dan&Jà magnanerie. humide, nous trouvons pour une teo^pérature de 19,2 degrés^ c'est-à-diare qui^n^ diifère que de 0,8 degré de la précédente* 89>u degrés d'humidité ou aS^g degrés en plus, ce qnjû coustttue une énorme différence. £n'^£fet, l'air
(i) Nous ferons observer, en passant, que la cbaux vive, employée pour dessécher Tair de cette pièce, n*a exercé qu'une action très-bornée : nous reviendrons sur cet objet. Mais^ un phénomène assez curieux a jpu être remarqué par toutes les personnes qui ont visité nos magnimeries. Bien que la tem*' pératnre de la pièce dans laquelle se faisait l'éducation sèche ne fût pas inférieure à celle des autres ateliers , on éprouvait constamment, en y entrant, une sensation de fraîcheur. Cela s'explique facilement par la rapidité avec laquelle l'humidité de la transpiration était absorbée dans cette atmosphère desséchante. Un effet entièrement opposé était produit par la mi^p]ianerie humide; on 7 étouffait^ on y suait à grosses goatles.
i laà ) GOiil«ttaQt les tveuf cUaûèmes de T^au qu'Uéiatt stiis^ cepltble d'absorber^ iies^ vers se sont trouvés dams les cmiditions les plus défaTorables.à la ti^rts|^îre«* tion, en même temps qu'ils recevaient une grande quantité d'éau par les voies de la ^respiration. Il est doéc bien remarquable que cette douUe iirfbfenoe n'ait pas été nuisibèe, et quW céntraire ks ver» aient prospéré , acquis un vokume ^on^érable él fortùé d'excellents cocotis.
Il n'est paa, dû f estent diffiicile de concevoir quelle grande différence a pu exis|to entre nos ateliers et ceux dans lesquels 1- accumulation de Vhutnildité devîeiit orctinairemeart une cause de désasâ^esi En* efifet, dans notre àiagnanérie humide^ l'air a été très^diargé d'éau,) il est vrai^ ibais du resté parfaitetoent pur; il n'a pu s'y mêler aucun ga2,aucime vapeur méphitique, grâbe auK délitements qui ont été opérés, et surtout à l'emploi des claies à jour en canevas. On n'a jamais pu y constater une mauvaise odeur quelconque ; les litières enlevées n'è- ^i^t ia^ais bumides» çqrrompuea ou même moisies; jamais «lies n^ se ^oî^Jehauj^ées Mos:iea vers, :et' oeui-ci' étatmt suffisamment- eBfrateés: Eb'tîoKdenyabt J^biîmidité dla«iOuttÈr datîs' l'atttiôàa jibèiré, dn neTàiiraiV pkfe trouvée clikrgééd'amiiioh. niàque, comme cela ^^est présente a 5Ï! d^Àrcet lors de ^es importantes recherches. H nous parait donc poi^sibfe de copclure de tpus ces faits que ce ii'ie^t pas Tair humideseulqui peut détermiiier les acet^i dents si ordinaires des magnaneries mal tenues^ et
( "7 )■ que le coneour» d'autires agents nuisibles est néoestitire* Les eipériences de M- Bassi viennent k Tappoi de ce raisonnement. U n'a jamais pu £aire nidtrè spontanément ia mnscardine. Les expériences de, Nysten les confirment aussi pleinement. Nous considérons donc ce résultat comme aeqnîs à Tindustrie $éricîcole : L'humidité dans Voir est une eircônsiance favorable pendtmt V éducation des vers à soie.