‹ Mémoires sur la chevalière d'ÉonChapitre 10 sur 102 · CHAPITRE m · texte numérisé non relu

CHAPITRE m

Comment le che?alier d*ÉOD s*acqaitU de sa mission en Russie. Détails secrets sur la cour.

Cependant nos voyageurs, fidèles à leurs instructions, traversaient la Prusse, la Courlande, la Livonie, etc., et arrivaient sans encombre à Saint-Pétersbourg. Il était temps! Maîtresse absolue du terrain dans cette cour qu'elle labourait de ses intrigues et ensemençait de son or,rAngleterre avait jugé que Theure de la moisson était venue, et que la trahison fomentée par ses largesses était mûre et bonne à cueillir. Bestucheff-Riumin avait jeté le masque : de concert avec le chevalier Williams, ambassadeur britannique, il avait fait accepter et signer par Elisabeth un traité d'alliance offensive et défensive en renouvellement du traité d'alliance purement défensive passé entre la Russie et l'Angleterre douze années auparavant. Par le dernier acte, la Russie s*engageait à envoyer dans le Hanovre, ou autre partie de

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rAUemagne, 56,000 hommes de troupes, savoir : 45,000 hommes d'infanterie et 10,000 de cavalerie, au service de l'Angleterre.

Celle-ci s'engageait à payer, à son alliée un subside de 100,000 livres sterling par an. Ainsi Elisabeth était déjà politiquement liée quand nos deux diplomates pseudonymes arrivèrent à sa cour, n'ayant pour talisman, l'un que son nom d'Anglais et ses échantillons minéralogiques, l'autre que sa fausse jupe, ses faux appas, vingt^iuatreans... et l'espérance!

L'Écossais fut empêché et arrêté dès son début. L'Angleterre avait alors pour représentant en Russie un homme dont nous avons déjà cité le nom, et qui se trouva dès l'abord devant les pas du chevalier Douglass : ce fut sir Williams Hambury. Cet homme possédait une perspicacité d'esprit et une acuité de pénétration redoutables ; rien n'échappait à son regard, rien ne répugnait à son âme ; aucun but n'est au-dessus de lui, aucun moyen au-dessous. Soupçonneux à l'excès, se défiant de tout nouveau venu, même de ceux de son pays, il fit décréter, par une loi de rigoureuse étiquette, que nul Anglais ne serait admis à la cour de Russie que présenté par lui. Ce droit d'examen et de visa préalable fut impitoyablement maintenu. Par cette inquisition, il ferma le temple russe et interdit son sanctuaire à tout suspect d'apostasie ou même d'indiflTérence à la foi britannique. Le chevalier Douglass se présenta hardiment à l'inspection, sachant qu'il n'était point connu personneHement du censeur britannique. Mais cela seul fut un motif d'exclusion.

L'Écossais fut déclaré indigne et ne put, quoi qn'il

mit en œuvre, franchir le seuil gardé par le léopard de Saint-James. Il n'eut donc d'autre parti à prendre que celui de battre en retraite, et, après avoir informé le gouvernement français de sa mésaventure, il s'en alla comme il était venu.

Tandis qu il échoue ainsi au port, le chevalier d'Éon est plus heureux, gr&ce au faux pavillon arboré par lui. II réussit à se mettre en rapport avec le comte Michel de Woronzow, vice -chancelier de l'empire.. Substitut de Bestuchefif-Riumin, ce vieillard était en tous points son opposé : c'était l'homme de l'Occident, civilisé, policé, près de Thomme du Nord, agreste, sauvage. Il est un de ceux qui depuis longtemps déplorent la rupture avec la France et qui travaillent de tous leurs eflforts à faire renouer la chaîne de l'alliance brisée entre les deux pays. Il est à la tête du parti russo-français, comme le chevalier Williams à la tête du parti anglo-russe. L'un a pour lui le désir faible et caché d'Elisabeth, l'autre la volonté forte et haute de Bestucheff. Woronzow a fait connaître secrètement ses sympathies à Versailles, et c'est sur lui que Louis XV, le prince de Gonti, et la marquise de Pompadour ont compté pour l'introduction de leur messagère à la cour de Saint-Pétersbourg et sa présentation directe à Elisabeth.

Tout réussit à souhait, et tandis que sir Williams et Bestucheff avaient l'œil braqué vers la frontière pour y suivre le chevalier Douglass, ils ne s'aperçurent pas que celui-ci avait laissé derrière lui la meilleure partie de sa cargaison, qu'un contrebandier introduisait lestemant au milieu du palais.

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Elisabeth trouva Texpédient digne de son bien-aimé frère Louis XV. Elle en rit de très-bon cœur, et s'attatacha le chevalier en qualité de lecteur, après lui avoir fait reprendre Tuniforme masculin. C'était dire que la cause plaidée par l'envoyé de Louis XV était à moitié gagnée.

Avant d'aller plus loin, nous allons mettre sous les yeux de nos lecteurs de curieux détails sur l'intérieur de la cour de Saint-Pétersbourg à cette époque, trouvés par nous dans les archives des affaires étrangères. N'ayant pu copier in extenso tous ces rapports, nous les avons condensés sous forme de révélations faites au chevalier d'Éon par un personnage russe ou étranger.

€ Vous avez vu l'impératrice, lui aurait dit ce conseiller expérimenté, et vous avez été troublé, séduit. Son regard caressant, sa parole mielleuse vous ont captivé du premier coup. Vos yeux ont été éblouis; je veux écarter le nuage qui nous perdrait en vous aveuglant. Vous avez jugé jusqu'à ce jour avec le cœur, mon ami : le cœur est presque toujours un mauvais conseiller en politique ; il faut l'enchaîner en entrant dans les palais. Là l'esprit seul, l'esprit froid, impassible, doit être notre guide ; lui seul doit juger des hommes et des choses, car il n'y a pas de sentiment au sein des cours, il n'y a que des intérêts. Ici, sachez -le bien, tout est jeu, et tout joueur est fripon. Aussi importe-t-il d'avoir l'œil au guet, et de mettre incessamment la main sur sa pensée, comme les honnêtes gens la mettent sur leur poche en entrant dans un tripot.

« Je reviens à l'impératrice. Sous un air de bonho-

oûe apparente, elle a rintelligence déliée, incUive. Dans votre France, par exemple, et dans toute TEurope, notre souveraine a la réputation et le surnom de clémente. A son avènement au trône, en effet, elle jura, sur Timage révérée de saint Nicolas, que personne ne serait mis à mort sous son règne. Elle a tenu parole à la lettre ^ et au*^ cune tête n'a encore été coupée, c'est vrai ; mais deux mille langues, deux mille paires d'oreilles Font été ; joignez -y autant d'yeux crevés et de nez fendus, et vous aurez compensation. Vous connaissez sans doute Tbistoire de la pauvre et intéressante Eudoxie Lapoukin 7... Elle eut quelques torts peut-être envers Sa Majesté; mais le plus grave, à coup sûr, fut d'avoir été sa rivale etplus jolie qu'elle. Élisabethluiafait percer la langue d'un fer rouge et administrer vingt coups de knout de la main du bourreau, et la malheureuse était enceinte et près d'accoucher! Ensuite elle fut exilée en Sibérie avec son fils et son mari. Instruits par cet exemple, et habiles à concilier leur vengeance et le serment de leur souveraine, les gouverneurs de nos provinces ont su, comme votre Tartufe avec le ciel, trouver avec saint Nicolas des accommodements. Rigoureux observateurs de la parole impériale, l'accomplissant avec une atroce fidélité, ils ne tuent point leurs ennemis... ils les pen-^ dent aux arbres par les bras ou les pieds jusqu'à ce qu'ils meurent d'eux-mêmes^ ou bien ils les clouent tn croix sur des planches, et les abandonnent ainsi au cou^ rant des fleuves qui traversent les déserts.

« Vous trouverez dans la vie privée d'Elisabeth les mêmes contradictions que dans sa vie politique. TantdC impie, tantôt fervente, incrédule jusqu'à l'athéisme, bi-

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gotejusqu*à la superstition, elle passe des heures entières à genoux devant une image de la Vierge, parlant avec dle^ l'interrogeant avec ardeur et lui demandant en grâce... dans quelle compagnie des gardes elle doit prendre Tamant dont elle a besoin, pour sa journée : sera-ce dans les Préobajinski, les Ismaëlouski, les Si* méonouski, les Kalmoucks ou les Cosaques?. .. Au reste, Elisabeth n'a pas toujours recours à l'inspiration du eiel pour faire choix de ses amants. Parfois elle est captivée par une tournure plus ou moins martiale, une stttare plus ou moins haute ; hier par de larges épaules, aujourd'hui par une main mignonne, demain ce sera par des moustaches blondes ou noires. Tout cela dépend de ses caprices et de sa fantaisie.

« Dernièrement elle est devenue amoureuse folle d'un soldat qui jouait du serpent; folle pour huit jours, car ces petites passions sont éphémères comme ses désirs et se renouvellent comme eux. C'est le casuel ajouté aux revenus fixes de la royauté. Ceux-ci sont ordinairement g^éspar un administrateur en titre, ayant nom de fa^ vori avec tous ses droits^ et privilèges. J'ai dit un^ il y en a quelquefois deux, quelquefois plus encore... mais il n'y en a qu'uu en charge officielle ; en ce moment, c'est le chambellan Iwan'Iivano-WiU Schwalow. Jusqu'à ce jour il est demeuré neutre et indécis entre nos ennemis et nous. Tous nos efforts doivent donc tendre à le gagaer.

< Restent La grande-duchesse Catherine, le grand-duc K^re son mari, et Stanislas Poniatowski son amant, teus trois unis à Bestucheff et & sir Williams, tous trois coalisés contre nous.

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« La grande-duchesse est romanesque, ardente, passionnée. Elle a Toeil brillant, le regard fascinateur. Son front est haut, et, si je ne me trompe, il y a un long et effrayant avenir écrit sur ce front-là 1 Catherine est la pupille favorite de sir Williams, et je crains bien que rélève ne soit digne du maître.

c Pierre, son mari^ est un fou. Il s'est fait le mime, le singe de Frédéric II. Avec une physionomie ingrate et grotesque par elle-même, il s* est coiff'é d'un tricorne retroussé, semblable à celui du roi de Prusse son modèle, et lui ressemble à peu près comme un orang-outang peut ressembler à un homme. C'est un maniaque ridicule qu'il nous faut ménager; il a d'ailleurs les qualités qui d'ordinaire sont celles de ses défauts : c'est une espèce de bourru bienfaisant, une nature informe, à peine ébauchée, âpre et rugueuse au dehors, mais bonne et tendre au dedans. On lui a abandonné corps et âme quelques recrues holsteinoises, pauvres diables taillables et corvéables à merci, sur lesquels il a pouvoir d'exercice et de manœuvres illimités ; il les fait parader impitoyablement du matin au soir, et guerroie de toutes les façons et en tous lieux avec ces pâtiras bottés et équipés qu'on a surnommés ses souffre-douleur.

« Stanislas Poniatowski est l'amant de Catherine. C'est sir Williams qui le lui a donné. Ohl l'Anglais est prévoyant et vefile à tous les besoins de ses protégés! Le dévouement du favori et de sa maîtresse aux intérêts britanniques est donc une affaire de reconnaissance. Ne pouvant attirer et faire pencher de son côté le grand-duc, dont les sympathies inclinaient ailleurs, sir Williams a glissé entre le mari et la femme un jeune et

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beau Staroste polonais chargé de s'insinuer dans les fissures d'une intimité conjugale déjà disjointe. L'Anglais eut la main heureuse.., La grande-duchesse est eneeinte» et l'enfant n'est pas du grand-duc, car Pierre est impuissant.

— Qui donc alors, demanda le chevalier d'Éon, est le père du tzarowitz Paul, le premier-né de Catherine?

— Le grand-duc aux yeux de la loi ; le chambellan Soltikoff aux yeux des hommes ; ni l'un ni l'autre aux yeux d'Elisabeth et de Dieu. Ceci est un mystère profondément caché et que je n'avais point l'intention de vous apprendre ; mais la connaissance en peut être utile à nos

' intérêts à venir. Je vais vous le révéler.

« Vous savez sans doute que la tzarine, notre souveraine, est mère de huit enfants? Une de ses favorites, Jouanna, par dévouement pour sa maîtresse et la morale publique, les a successivement adoptés et déclarés siens. Hais si Elisabeth avait consenti à déshériter ses enfants de sa tendresse, elle consentait moins facilement à les déshériter de son trône. Elle devait penser en effet qu'un nom de roi serait plus qu'une mère, à leurs yeux, puisqu'aux siens un nom de reine avait été plus que ses enfants!... Elle venait de s'apercevoir qu'elle était grosse de celui qui est aujourd'hui son dernier-né, et résolut de lui transmettre sa couronne.

« L'héritier présomptif, Pierre, n'avait point eu de postérité depuis huit ans de mariage^ et, disait-on, ne devait pas en avoir. Sa femme, la grande-duchesse Catherine, qui depuis... Mais alors elle était vertueuse : le feu couvait sous la cendre peut-être; mais nul encore n'avait mis à nu le foyer. Elisabeth s'en chargea.

« Un matin, Bestucheff entre chez Catherine, et lui déclare qu'elle ait à être mère, de par la tzarine. D'une main il lui présente le comte de Soltikoff , et lui indique, de Tautre, la Sibérie. SoltikoiTétait un beau cavalier, jeune, galant, aimable... L'impératrice n'était pas accouchée depuis plus d'un mois et fort secrètement, de son huitième enfant, lorsque la grande-duchesse mit au jour publiquement son premier. L'un et l'autre étaient màles. Peu de temps après, une substitution mystérieuse fut habilement pratiquée ; le descendant delà tzarine remplaça celui du grand-duc entre les mains d'une nourrice dont un monceau d'or avait d'avance acheté la discrétion.

« Lorsque Catherine convalescente se fit amener son nouveau-né, nul n'eut rien à dire, si ce n'est que l'enfant était plein de force pour son âge.' Quant à SoltikoiT, trompé dans sa paternité comme Pierre l'était dans la sienne, Elisabeth l'éloigna soudain et l'envoya résider à Su^olm, puis à Hambourg. Il semblait qu'elle craignit son discernement, et qu'elle pensât que c'était trop de l'œil du père uni aux instincts de la mère... Catherine avait vu son enfant avec froideur et répugnance. Elle ne l'aime point ^ !

1. Tous les détails contenus dans ce chapitre, et particuUèremeat ces derniers, ont été extraits par nous des notes particulières du cheTalier d'Ëon et des communications secrètes et officielles des ambassadeurs de France à la cour de Russie ; entre autres, des dépêches du murquiM de L'Hospital^ qu'on peut trouTer aux archives des affaires étrangères, notamment aux dates des 27 juillet et i*' novembre 1757. L'anecdote relative à la naissance et à la filiation de Paul !*>', nous a paru d'un haut intérêt, par la source dont elle émane, par son importance historique et sa nouveauté. Le mystère de la substitution révélée par le ourquii de L'Hospital expliquerait la tendresse toute maternelle portée par Elisabeth au tzarowitz dont eUe abhorrait la mère, et rétoigoement

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« Toubliais une chose. Sa Majesté, mon ami, est fort épicurienne. Elle a un goût marqué pour les liqueurs fortes. Il lui arrive parfois d'en être incommodée au point de tomber en syncope ou dans les convulsions d une fureur frénétique. Il faut alors couper sa robe et ses corsets ; elle bat ses serviteurs et ses femmes : ce sont des misères humaines qui doivent être recouvertes du manteau impérial. On dit, quand cela arrive, que Sa Majesté a ses vapeurs. Souvenez-vous du mot, afin que si pareil accident survenait à la tzarine en votre présence, vous sachiez le nom consacré de la maladie. Adieu. »

Cependant un grand fait politique venait de s'accomplir.

L'Autriche et la France, ces deux ennemies qui paraissaient à jamais irréconciliables, s'étaient réconciliées; un danger commun avait fait cette commune alliance, qui fut regardée comme monstrueuse et presque sacrilège. Le vieux système politique de l'Europe fut bouleversé par cette anomalie qui renversait toutes les idées reçues. Il sembla aux diplomates de ce temps que les gonds sur lesquels roulait le monde, depuis tant de siècles, venaient d'être arrachés, et que le monde allait crouler.

L'abbé de Bernis, alors ministre, et la marquise de Pompadour furent les auteurs de cette révolution. II est

ineomprébeiisible de ceUen:! pour le fils d'un amant qu'elle aima et pleura si longtemps. On sait qu'en effet ÉlisabeUi trembla toujours et pardonna comme par enchantement à Catherine, toutes les fois que ceUeci, maltraitée, menaça de s'enfuir avec son enfant; tandis que la grande duchesse, devenue impératrice, faiUit vingt fois sacrifier les droits d'un bériUer détesté à l'ambition d'un favori...

curieux de dire en passant quelles furent les causes originelles de ce changement notable dans rhistoire, et le point d'appui du levier qui put soulever et déplacer, en un jour, les montagnes d'antipathie séculaire amoncelées entre la maison d'Autriche et celle de France. Ce levier s'appuya sur un vers, une épigramme et une cajolerie; et de cette base triangulaire il remua le monde.

Le vers et l'épigramme ^ étaient du roi de Prusse, et la cajolerie, de l'impératrice Marie-Thérèse». Frédéric faillit payer les uns parla perte de son royaume; avec Tautre Marie-Thérèse conquit l'alliance, jusque-là réputée impossible, de la France! Vers, compliment et épigramme, firent dépenser à la France et à l'Autriche réunies, pendant une guerre de sept ans, plus d'un milliard en argent et près d'un million d'hommes 1

Le prince de Kaunitz avait pensé que l'alliance de la France valait bien un mot flatteur jeté par une impératrice à une courtisane; et cette alliance fut signée à Versailles le 1^ mai 1756.

De son côté, le chevalier d'Êon, par sa dextérité et l'influence de plus en plus grande qu'il avait acquise sur l'esprit d'Elisabeth, était parvenu à la rallier à la France. Elle en donna l'assurance et l'engagement écrits de sa main et adressés à son frère Louis XV. La

1. ÉvUe% de Demis la ttérile abend^mce» Et Cotillon IL On sait qoe Frédéric divisa plaisamment le règne de Louis XV en trois règnes : Ce tillon I*r, on M-* de Chateauroax ; Cotillon II, ou M-* de Pompadonr, el Cotillon m, ou la Dubany.

S. Elle écrivit à M-* de Pompadour, et l'appela ma chèn caiie. Le mot produisit son effet; mais trois fois, ditH)n, Taltière Marie-Thérèse avait hésité à le laisser tomber de sa plume royale. Il fallut que le prince de Raunitz s'emparftt presque de sa main et la guidât malgré elle.

tzarine demandait qu'on lui envoy&t sur-Ie-cbamp un chargé d'affaires officiel avec les bases du traité d'alliance qu'elle était prête à signer.

Le chevalier d'Éon triomphant partît pour Versailles avec cette précieuse dépêche.

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