‹ Mémoires sur la chevalière d'ÉonChapitre 39 sur 102 · Archivas des alAtires étrangères · texte numérisé non relu

Archivas des alAtires étrangères

jesté, ainsi qu'elle me Fa prescrit; il m*a dit qu'il avait tout lieu de croire, d' après les différentes questions qu'il a faites à d'Ëon, sur cet objet, qu'il n'avait apporté à Londres aucun des papiers qui regardent personnellement Voire Majesté, et qu'il croit plus vraisemblable qu'il les avait laissés à Paris.

c Je joins ici une note de Monin, qu'il a désiré de faire passer à Votre Majesté, où, sans doute, il lui donne les éclaircissements qu'il a pu se procurer à cet égard. Je ne parlerai, ni n'écrirai à personne quelconque, Sire, des ordres que j'ai reçus de Votre Majesté, ainsi qu'elle me l'ordonne. J'ai cru devoir lui faire remettre ma lettre par M. Le Bel.

« Je suis bien peiné. Sire, de n'avoir pu en cette occasion donner à Votre Majesté, comme je l'aurais désiré, des preuves du zèle ardent que j'aurai toute ma vie... »

NOTE DE M. MONIN

tt En conséquence des ordres de Sa Majesté, signifiés à Monin, il a redoublé ses soins pour parvenir aux moyens d'avoir les papiers dont Elle désire personnellement le recouvrement. Les lueurs d'espérance qu'il a quelquefois conçues, et que semblait autoriser un air de confiance et d'épancbement de cœur de la part de M. d'Éon, se sont évanouies, et les moyens de toute espèce employés par M. l'ambassadeur sont demeurés infructueux. Monin s'est retranché à tâcher de pénétrer en quels lieux les papiers pouvaient être ou déposés ou recelés. M. d'Éon lui a fait l'aveu qu'il en avait mis en dépôt en différents endroits, sans les lui indiquer. Mais

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ce que Monin sait avec certitude, c'est qu'avant que M. de Guerchy se disposât à partir pour TAngleterret M. d Éon a déposé une caisse de papiers chez M. Tercier, où lui, Monin, l'a vue, et que, dès qu'il a su la décision du rappel de M. d'Éon, il a cru devoir, en sujet fidèle et zélé, conseiller à M. Tercier de demander à Sa Majesté ses ordres sur les dispositions et secrets de cette caisse. Il ne doute pas que M. Tercier, qui a jugé Tavis convenable et important, n'ait agi en conséquence; cette partie du secret de Sa Majesté doit par là être dans ses mains. »

En recevant cette dépêche, Louis XV, qui savait l'arrivée à Paris de La Roxière, l'ami du chevalier d'Éon, écrivit le petit billet ci-dessous à M. Tercier, qui l'a accolé de sa main aux pièces précédentes, sur le registre des archives des affaires étrangères.

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