PRÉFACE IX
lesqueUes s'était lié le jeune <f Éon, vers 1755, j'arvais cité Tabbé de Grécourt, sans réfléchir que cet ftU>é était mort depuis le 2 mai 1743, époque à la- (joelIe d'Éon n'avait pas quinze ans accomplis. V Hermaphrodite m'a emprunté cette erreur, sans (Mnettre une allocution de Grécourt à son prétendu compagnon de plaisirs.
Le chapitre II est consacré aux amours du jeune d'Éon avec la comtesse de Rochefort, qui ont été éeha&ndés par moi sur quelques mots d'une correspondance*, et dont le récit est reproduit textuellem^t par mon copiste.
Une donble aventure de d'Éon avec M"* de Pompadour et avec Louis XV, reproduite aussi textueU kmait dans le chapitre III, e0t l'œuvre de mon imagination.
En parcourant un extrait manuscrit, presque illi-* sible» des Mémoires de madame CampaUy où il est dit que d'Éon a été lecteur de l'impératrice Élisa* beth de Russie, j'avais cru lire leùtricCy et V Hermaphrodite dit lectrice après moi.
Une histoire des amours et des vengeances de
t. Uo M. Moreta, Becfétaire do dac de Nifenuds^ écrirait au cbera- Ikrdton : « M»* la comtesse de Rochefort, qai me parle souvent de voua née àmaur^ m*a chargé de vous dire miUe choses de sa part, en ae disant qu'elle en avait souvent chargé M. le duc, et qu'elle craignait qnil ae l'oubliât. » Le duc de Niveniais répétait souvent, de son cdté, an jeune d'Éon que U comtesse de Rochefort lui faisait mUle tendra âmmit. (98 mai et il septembre 17«a}.
rimpëratrice Éfisabedi de Rosae, fiacée par moi dans la bouche da dianceli^^ Worraisoff, est reproduite textaellemeiit dans le chapitre V, et après avoir dit que ce récit iioiis a été conservé dans les notes da chevalier d*Éon, mon plagiaire ajoute cette sentence profonde : « Et les rois s'ëtonnent quand une révolution les renverse! »
Le chapitre YI est consacré à des détails intimes sur les amours du chevalier d'Éon avec une jeune Russe, nommée Nadèje Stein, dont je suis le père et que Y Hermaphrodite honore de son adoption.
La même bénigiiité d'esprit a fait adopter à mon plagiaire, comme articles de foi, tout ce que j'avais cru et dit des amours du chevalier d'Éon avec Sophie -Charlotte, duchesse de Mecklembourg, devenue reine d'Angleterre. Il reproduit toujours textuellement, pages 81 à 83, les réflexions que je mets dans la bouche de mon héros sur ce sujet. Une reine à dévorer était, à ce qu'il paraît, un morceau trop appétissant pour qu'il y regairdât de près.
Dans son chapitre XVI, mon plagiaire copie deux chroniques de la cour de France, attribuées par moi à la comtesse de Rochefort, et il les fait précéder de ce cri échappé à son esprit et à son cœur : « U n'y a que l'amour et le cœur des femmes pour inspirer de tels sentiments ! »