OFFICIER DU PREMIER RANG EN HABIT DE COUR
un tsbù-pin assisté d'un yes-ki et de deux mao-pey; la subdivision appelée toujours tuien-mao-yih , commandée par un des trois officiers précédents, a deux tsyen-tSKn et de trois à cinq pa-tssn.
Le tmen-tai ta-yin extérieur compte cinq subdivisions commandées par deux tsantsyaîi et trois ts-ssti. Les deux premiers sont assistés d'un mao-pey.
Un corps un peu différent, commandé par un fo-tsyan, compte quatre subdivisions,
dont les chefs, qui sont deux tx-sso et deux mao-pey, ont chacun sous leurs ordres deux tsyen-tsb'h et de trois à cinq pa-tsbiî.
Le corps extérieur du fs-tsyan comporte cinq subdivisions commandées par un tsyan-tsan, deux ye»-ki et deux tb-ssô.
Au-dessous des pa-lssfi il y a des sous-officiers appelés wei-wey; un certain nombre de ces sous-officiers sont constamment attachés à la personne des officiers supérieurs et à celle des magistrats d'un certain rang.
Les cadres existent toujours; l'effectif réel dépend des circonstances et des chefs.
La réunion de plusieurs yin s'appelle pyao.
D'après M. Wade, on compterait en Chine douze cent deux yin, dont cinq à Pékin.
La milice, yun et myan-ybïï, est levée par les magistrats civils suivant leurs besoins; les miliciens reçoivent habituellement un franc par jour. Ils se nourrissent à leurs frais; on leur donne une veste et des armes. Le chiffre total de la milice serait impossible à connaître. Je le crois très-peu élevé.
Les insignes des officiers sont les globules pareils à ceux des civils du rang assigné à leur grade dans la hiérarchie, et le pectoral, qui, au lieu de porter des figures d'oiseaux, porte des figures de quadrupèdes tels que le lion, la licorne, etc. Ceux du sixième et septième rang portent le même p«-rs; ceux du neuvième payent un droit léger pour porter celui du huitième, le leur, qui est le cheval marin, étant donné par les gouverneurs à leurs porteurs de chaise. Leur grand costume, appelé kwei-kya, rarement porté, est assez bizarre et doit remonter à une époque ancienne : il comprend le casque et l'habit de guerre protégé par des écailles de métal. Le costume de cour ressemble à celui des magistrats civils, sauf, bien entendu, le ps-fo ; la robe de dessous est seulement ouverte dans le bas et sans bordure, tandis que celle des civils est fermée et bordée.
Les kwan militaires appartiennent plus ordinairement que les autres à des familles riches et considérées. Les examens qu'ils ont à passer embrassent surtout le tir de l'arc et les exercices du corps; presque toujours ils achètent leurs emplois, dont le salaire est peu élevé. L'armée n'est pas estimée en Chine; elle est, comme presque toutes les armées recrutées, composée en grande partie de vagabonds et de coquins plus aptes à troubler l'ordre qu'à le maintenir : « Avec de bon fer, disent les Chinois, on ne fait pas de clous; avec des honnêtes gens on ne fait pas de soldats. » Les officiers inférieurs au cinquième rang sont peu considérés ; l'uniforme n'ennoblit pas comme chez nous, mais un emploi militaire met à l'abri de bien des vexations, et c'est pour cela que les gens riches recherchent ces emplois.
Voici les rangs et la solde (en onces et fractions décimales) des officiers de l'armée chinoise :