‹ Mémoires sur la ChineChapitre 182 sur 220 · TOTAL · texte numérisé non relu

TOTAL

environ.

pour bois

de chauffage

(sin yiu).

pour légumes, éclairage, charbon (tsae, la-tcho, tan)

pour fournitures

de bureau (tchu).

Ti-tK. .

Tsb-pin .

FK-tsyafi Tsan-tsyan Yes-ki .

Tb'-ssô .

LUao-pey Tsyen-SbTi Pa-tsbTi .

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Les wei-wey sont des huitième et neuvième rangs.

Les soldats sont qualifiés dé ps-pin, fantassins, m a-pin, cavaliers, et mao-pin, soldais des garnisons.

On voit que la solde varie entre 280 et 4 000 francs par an, et que les officiers pauvres ne pourraient vivre s'ils ne s'attribuaient la solde de quelques absents ou n'écornaient celle des soldats présents.

L'année tartare compte douze tsyan-kyun, qui sont ceux de Ulin-kin, Ghirin. Xei-lbn kyan, Kan-Sb, Ili, UJen-si, Kyaîï-sb, Tmo-kyan, Fo-kyen, Kwan-ten, Xb-pey et Sso-tiiiuen ; il y a de plus, à Fb-tuieb, une sorte d'amiral général, qualifié de xaetuien-kbn, qui prend rang avant les tsyan-kyun.

Il y a dix-sept ti-ts de terre ou de mer : les premiers sont ceux de Pékin ou des neuf portes; de Tsn-uian-ti , résidant à Pao-tin, capitale du Tiui-li; du Ulen-kan. résidant dans le Ulen-si ; de Kan-tmeb et de Nnan-si, résidant dans le Kan-ss; de Kyan-nan, de Tuio-kyaiï, de Fo-kyen, de Ssd-tmuen, de Kwei-tuieb, de Yun-nan et de Xb-nan, qualifiés de syuen-uiàn ti-ts; et celui de Kwan tsfi, qualifié de lb-h. ti-tb. Ceux de mer ou de rivière sont ceux de Kwan-tuieb (Canton) et de Fs-tineb ; ceux de terre et de mer sont ceux de Xb-pey et de Kwan-si.

Il y a de plus soixante-douze Isbh-pin, et dans le LUin-kin quatre tb-tsbn; leurs résidences seront indiquées sur les caries jointes à cet ouvrage.

Les contingents tartares sont classés sous environ deux cents bannières, commandées par autant de tman-kin ; les bannières de la Mongolie intérieure, au nombre de quarante-huit ou quarante-neuf, forment six corps, ont quatre chefs dits tsin-wan. et

comprennent, dit-on, près de deux cent mille hommes : je crois qu'elles peuvent en mettre en ligne environ le sixième.

Les autres bannières mongoles, au nombre de plus de quatre-vingts, réparties en quatre corps sous quatre khans et six tsin-wah, et celles du Ko-ko nor au nombre de trente environ, formant un seul corps, peuvent compter ensemble vingt mille hommes. Il y a, à Ili, treize bannières et environ sept mille hommes, composant cinq corps, sous un tsyan-kyun et un khan; à Kobdo, quinze bannières et deux mille cinq cents hommes, formant deux corps commandés par un khan. Pour toutes les autres bannières tartares et turques, au nombre de six ou huit, on ne compte plus qu'un corps, et je crois que l'effectif total est très-faible. L'emploi de ces contingents coûte peu : en temps de paix, le gouvernement paye seulement à leurs chefs des tributs qu'il appelle du nom de solde ou de celui de secours ; il neutralise ainsi des bandes redoutables pour lui-même autant qu'elles le sont peu pour nos armées. Il serait fort désirable que le gouvernement chinois fût en possession d'une force militaire sérieuse ; il en possède les éléments : la prairie lui donnerait des cavaliers; la Chine cultivée, une infanterie solide; l'Europe, des instructeurs, et pendant quelque temps des chefs: l'indépendance du pays serait assurée, le maintien de l'ordre garanti, et l'Europe appréciée, toujours suffisamment plus forte d'ailleurs que la Chine, verrait croître ses rapports fructueux avec cet empire et se dégagerait de toutes velléités de conquête. Je me féliciterais, quant à moi, qu'il n'existât pas de pays assez faible pour que le mien pût l'opprimer. Mais la Chine n'en est pas encore arrivée à organiser sa défense : la seule force effective qu'elle possède aujourd'hui consiste dans quelques bandes formées et commandées par des officiers anglais, français ou américains; elle n'a pas un officier capable, pas un navire de guerre, pas une arme sérieuse, qui ne lui viennent de l'étranger.

Il serait difficile d'expliquer la tactique chinoise : elle est à la fois imparfaite et compliquée; le soldat apprend l'escrime de la lance, celle des deux sabres, ou le tir de l'arc. L'arc est très en faveur parmi les Tartares et dans le Nord : on s'exerce à faire passer les flèches à travers des anneaux, et pour s'habituer on soutient sa main à l'aide d'un autre anneau. L'arc chinois est dur à bander et à tirer; il exige de la force et beaucoup de stabilité dans la main gauche, qui doit en maintenir le centre parfaitement immobile. On le tire à cheval. C'est une arme qui a peu d'effet : la tradition s'en conserve néanmoins; elle dure chez nous en Picardie depuis Charles V, qui, pour combattre les Anglais, a encouragé dans cette province l'exercice de l'arc. Il serait temps peut-être que, comme les Suisses ou les Anglais actuels, nous employions de préférence nos loisirs au tir de la carabine; nous sommes de très-mauvais tireurs

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