‹ Mémoires sur la ChineChapitre 215 sur 220 · ALMANACH · texte numérisé non relu

ALMANACH

Au sixième mois, tmi-mya, divisé en syao-nro et ta-uib-, petite et grande chaleur canicule, on commence à sentir une brise tempérée; les grandes pluies cessent. On sème les pois rouges et verts, les raves; on bêche au pied des mûriers, on laboure pour le blé, on fait macérer le chanvre, on coupe le petit blé, on prépare les salaisons au vinaigre.

Au septième mois, mon-tsyew , premier de l'automne, divisé en li-tsyeb- et tuib-iub-, cessation de la chaleur, le vent devient frais ; on honore le ciel et la terre. C'est alors qu'on sème le sarrasin; on coupe le premier riz, le Panicum italicum; on irrigue les melons, etc.

Au huitième mois, tnran-tsyeK, divisé en pei-lb, rosée blanche, et tsyeb-fen, équinoxe d'automne, les oiseaux voyageurs commencent à se montrer; il y a des éclairs et du tonnerre; il fait très-sec On sème le grand et le petit blé, les pois tardifs, le xbh-xwa, diverses plantes bulbeuses; on sacrifie à IHô; on nettoie le coton, on coupe les légumes, etc.

Au neuvième mois, tmi-tsyeb, divisé en xan-rs, rosée froide, et tnnm-kyan, apparition du givre, les oies et les canards sauvages arrivent du Nord; toutes les feuilles tombent; le moineau se retire dans l'eau et devient grenouille. Il en est de ce fait comme de l'existence de l'homme à queue : Si je n'en avais vu qu'un, dit Voltaire, je n'y croirais pas. En ce mois, on laboure la terre pour le chanvre, on sème la petite plante bulbeuse appelée yeb-tsay, on cueille les grands haricots, on récolte le sésame, le Panicum italicum, les ignames, etc.

Au dixième mois, mon-tbfi, premier de l'hiver, divisé en li-tbTi et syao-syue, petite neige, l'eau commence à geler, la terre durcit, les souffles du ciel et de la terre descendent et montent, etc. On met les récoltes en grenier, on tisse, on fait les espadrilles, on coupe le dernier riz, on fait des offrandes aux dieux, on arrange sa demeure et on s'y occupe le soir, on rentre les fruits, on sème le gingembre, etc.

Au onzième mois, tui«n-t»n, divisé en ta-syue et tbû-tiui, ou sommet de l'hiver, solstice d'hiver, le cerf géant perd ses cornes. On fait le charbon de bois, on coupe les joncs et la canne à sucre, on fume les plantes potagères, on coupe les bois de construction, on sèche le poisson, etc.

Au douzième mois enfin, tuii-tb-h, divisé en syao-xan et ta-xan, petit et grand froid, on ramasse la glace et la neige, on répare les chariots, on fabrique les balais, on coupe les haies, on fume le sol, on distille l'eau-de-vie, etc.

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