‹ Mémoires sur la ChineChapitre 24 sur 220 · LES MURS DE PEKIN · texte numérisé non relu

LES MURS DE PEKIN

D'après la photographie.

pareilles. Nos armées partirent, et le palais fut envahi par les pillards chinois qui les suivaient. Les troupes de l'empereur arrivèrent, sabrèrent ces nouveaux pillards et pillèrent elles-mêmes; les Anglais revinrent, et lord Elgin, âme grande mais indomptable, fit mettre le feu. Bien des objets rares et précieux, bien des livres uniques disparurent. Cest, disait un savant missionnaire anglais, l'histoire de la moitié de l'Asie que ces flammes ont dévorée. Il y a quelque exagération dans ces paroles; la plupart des objets enlevés qui avaient quelque valeur historique ont

(I) Un médecin militaire parcourut ce palais qifon livrait an pillage. Il ne prit aucun objet, refusa tout sans rien blâmer, et sortit tenant une feuille d'arbre. Je n'ai pas le droit de nommer cet officier; je passe donc cette action grande et simple au crédit du corps médical des armées, le corps le plus désintéressé et le plus méritant que je connaisse.

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