CHAPITRE IX
SOUS Robespierre , et lâches organe de ses volootea. Perdus et discrédites à la Convention et dans le publie 9 ils ont essayé de ranimer Finflilence des jacobins 9 se joignant. pour cela aux bouchers de la montagne, à unXouchet, un Dahem et autres barbares. Heureusement ces jacobins sont aussi abhorrés et décriés que leurs chefs. Us ont débuté par un yol très^haut et par des harangues à leur tribune qui anïtonçaient le dessein de régner par la Convention « dVgôrger les modérés él avec eux le reste du royaume. Ils se sont fyit soutenir de quelques adresses de sections et de clubs , t^potza^ sées par un plus grand nombre d^adr^esses con-^ traires. Poiar aller plus vite , ils ont fait assassiner Tallien,run des che& modérés, par le jacobin Four* nier qui présida le massacre des prisonniers d^Qrléans. Tallien a eu la bonne étoile de réchapper et d^être même légèrement blessé.{i). Alox's iin ori ter-^ rible s^est élevé contre les jacobins , et on a demandé leur dissolution. Ils ont rallié leurs enfans perdbs, maîâ leiir crédit tombe de jour en jour; les tribunes les sifflent, les groupes les proscrivent, la haine pnblique est sui: leurs pas , lenrs adversaires gagnent du terrain et ont pour eux.ropinioQ publi-^ que et popidalre. On esjt dans ce moment, au fort du débat) son issue enterrera la montagne , les ja-
(i) C% qui fit dire alors que Tidlien s'était blessé ltti-i|»êm«y et que ce »'étàit .qti'ttae com^dàe .pour exaspérer ie pukHc contre les jacobins.
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cobins et peut-être la république; ou elle fera guillotiner la majorité de la Convention et ruisseler le saiag de Bayonne à Dunkerque (1).
V » Cette crise a ceci de nouveau que le peuple en masse est décidément contraire aux jacobins (2). Il ne s^intéresse plus à ces duels de factions qu^autant qu^ils peuvent lui faire espérer la fin des supplices , de la misère et du désordre. Aussi les modérés, qui aspirent à finir le gouvernement révolutionnaire , ont gagné la grande majorité des voix.' Cette manifestation d^opinion s^est faite et se soutient avec •éclat depuis la mort de Robespierre. Aux tribunes (3), on parle de la constitution de 1791; 'dans les groupes, du rétablissement du roi (4). La
(«) Cela n'arriva pas tout-à-fait ainsi. Le sang-froid avec lequel l'émigré, auteur de la lettre, fait cette sinistre prédiction , donne une idée des sentimens qui animaient l'émigration.
^ (3) Comme, l'auteur n'entendait pas parler de la natienf, mais des basses classes , sa remarque n'était pas eiacte.' Il j • jparut bien quelques mois aprèd , lorsque ce peuple assiégea la Convention , et coupa la tête au représentant Féraud. '' (3) Je ne sais de quelles tribunes il voulait parler; à celle •de la Convention on n'osait pas encore attaquer la constitution de 93 ; et les tribunes , destinées à recevoir- le public , jetaient en majorité composée^ de gen» qui la sonteBaicnt sans savoir ce que c'était qu'une constitution.
(4) Ce fut plustard, au fort de la réaction , que les royalistes voulurent prendre le dessus j; mais ils avaient bien soin de se masquer en patriotes, et le peuple eut jeté à. l'eau celui qui aurait parlé de rétablir la royauté.