‹ Mémoires sur la Convention, et le DirectoireChapitre 45 sur 110 · CHAPITRE XI. iSg · texte numérisé non relu

CHAPITRE XI. iSg

cède d^abord par politesse , une fausse hoDte empêche ensuite qu^on ne revienne sur ses pas , etFon finit par épouser , pour ainsi dire , malgré soi les opinions des autres. Cest ainsi que le parti républicain éprouva beaucoup de défections, que les uns firent des concessions , et que d^autres se vendirent entièrement au royalisme. Je n^oserais pas me vanter de.nWoir pas été quelquefois , sans m^en apercevoir, atteint de cette contagion , mais elle ne mVnleva jamais mon indépendance ; et , dans les circonstances graves , je retrouvais toujours la vigueur nécessaire pour attaquer et combattre nos ennemis. II est vrai que, sans être un sauvage farouche, je ne pouvais me faire à Téclat , au bruit et à Tagitation du grand monde , me soumettre à la contrainte et aux égards qu^il impose , ni me plier à la fausseté qu^il exige. J^étais mal à Taise avec les gens que je n^estimais pas, ou dont le ton et les principes contrastaient trop ouvertement avec les miens. Je passais rapidement entre eux. Je ne formai de Haison et je ne contractai d^habitudes que dans un cercle limité de personnes vers lesquelles je iiie sentais attiré par une conformité d^opinious , et dans le commerce desquelles je pouvais goûter les douceurs de la liberté, de la confiance et de Festime réciproques.

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