‹ Mémoires sur la Convention, et le DirectoireChapitre 5 sur 110 · CHAPITRE III · texte numérisé non relu

CHAPITRE III

comite de defense generale. dumouriez'. —

Égalité (d^orléans). — influence de la commune DE PARIS.

Quoique revêtue de tous les pouvoirs , la Convention nationale fut pendant plusieurs mois sans les exercer. Ainsi que la majorité je regardais leur réunion comme une tyrannie. Sous plusieurs rapports , leur division n^était cependant qu^illusoire. Elle cessa tout-à-fait lorsque la Convention , en créant un comité de salut public, s^empara réellement du gouvernemeiit. Ce résultat était inévitable; il nY avait pas alors de possibilité qu^un pouvoir exécutif s^élevât au-dessus du soupçon et reçût une existence assez indépendante pour avoir quelque force. Avant que cette confusion ne fut opérée, la Convention avait un comité de défense générale f auquel elle avait donné sur le conseil exécutif une surveillance immédiate et très-active, sans entendre entraver sa marche ni anéantir sa responsabilité.. L'expérience ne tar^apas à prouver que cMtaient deux choses impossibles à concilier. En effet , le comité de défense générale mandait à à chaque instant les ministres et les autorités ; les membres de la Convention pouvaient assister à ses

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