CHAPITRE XVIII
sées et que Ton nous rejetât encore dans FocéaD re volationn aire.
Le 1*' brumaire , je mfi rendais plein de ces tristes pressentiniens à la Convention. Je rencontrai sur la terrasse des Tuileries un groupe de représentans montagnards , arrêtés çn prairial , et que les comités de gouvernement venaient de mettre en liberté. Ils m^entourèrent et me dirent: c< Cest aujourd'hui que la commission des cinq doit proppser des mesures de salut public , de casser les élections et d'ajourner la réunion du corps législatifs l^es. patriotes comptent sur toi. — Ils ont raison d'y compter^ leur répliquai-je , et je vais de ce pas confondre, ces. détestables projets. » J'entre d^iis la salle ,. exalté par l'imminence du danger etparcourant dans ma pensée les moyens de le prévenir. Je ne pouvais ni mettre de l'ordre dans mes idées , ni me contenir.
Un pétitionnaire était à la barre ; un membre invite .1.6, président à lui accorder la parole ; aux premières, phrases de sa pétition , qui portaient sur les élections, je l'interrompis et j'éclatai.
« Il est bien étrange qu'au moment où l'assemblée prête à terminer sa session s'occupe de lois urgentes ; qui intéressent toute la république , on prétende lui faire perdre un temps aussi précieux à entendre des pétitions particulières dont le président n'a pas même pris la précaution de reconnaître l'objet. Le droit de pétition est-il donc celui que s'ajnrogent quelques individus de venig
à chaque instant nous détourner des travaux importans , pour nous entretenir de tout ce qui leur pa^se par la tétè ? C^est une tactîqui^ astucieuse qu^il est temps de dévoiler. \ : : - .
)> Il est évident qu'on veut vous fôrèer à juger àèsà-présent les opérations des assemblées électorales* Toutes les questions qui *y sbrit relatives soiit hoi*s de votre compétence, Voufe ne pouvez en' è&n-^ naître Sans vous rendrie coupables d^altentat én^ vers la constitution ; je sais bien que ce nVst pas le premier qu'on auriait essayé de cortimettrcf mais je déclare que' je périrai plîUôt' que def là laisser violer. ' ' . / , ;^
)V Fidèle à mon pays, je défeiidraS avec le niéme colii^age , avec la même énergie , jusqu'au dernier jour de cette session, la voloiité bien lexpfiinée du peuple. '" • • ^•
» Je dénonce donc à la hation ' ta nouVellé tytàntiiè qu'on lui prépare; en vain creera-t-on des dictatebrs, je me dévouerai k liêur 'pr^<:it*iption , je bràVèraî leurs poignards', et je serai toujours la barré de ^r contre laquelle Viendt^^ht ke briser les complots dei^ factieux. ' ^
» ' Déchirohs le vbîlé q[ui èouVte d^bé>i<ribles manœuvres ^ une nouvelle terreur plane déjà dans cette enceinte; il l^ut qu'elle disparaiss^e avant la fin dé cette séance, et que lia Séctiïité 'règne dans tôlis les esprits.
» Quelqties fabmmèSs dont famour^propre's^îrrite de n^avoir jpaè obtenu la pridrhé dans la cddfiance