CHAPITRE XVIU. sSl
proclame en frémissant j et ce que chacun de vous n^a pp entendre sans indignation.
» Dénoncer cette horrible conspiration contre la volonté nationale, o^est Tavoir déjà déjouée.
)> Je me suis opposé autant qu^il était en mon pou voir à Tarrestation de quelques membres de rassemblée; je regarde comme une telle calamité que la Convention ait encore été entamée , que je m^opposerais même à tout ce qui pourrait atteindre le membre que je vous dénonce.
(Murmures.)
w II est étrange que cette profession de foi trouve ici des improbateurs ; pour sentir tout ce qu^ellè renferme de généreux , vous qui écoutiez si paisiblement Tallien lorsqu^il dénonçait ses collègues, entendez donc aussi leurs défenseurs, entendez donc ceux qui veulent démasquer leur dénonciateur.
» Je croyais quMl n^appartenait qii^à la vertu et au patriotisme d^intenter une accusation : et cepen<dant, apologiste au moins des massacres de septembre , Tallien ose sVriger en accusateur , il accuse ses collègues de royalisme ; et vous , dont Timpa* tience murmure si officieusement, il y a long-temps que l'Ous avez formé contre lui la même accusation , et je vous dois cette justice d^avouer qu^elle paraissait bien fondée ; car sHl y a eu une réaction après le 9 thermidor, n^est-ce pas Tallien qui Pa créée et exécutée? Ces compagnies de jeunes fnrieu^ qui parcouraient les «rues, s^instituaient les législateurs
25îi CONVENTION.
turbalens des spectacles , qui assiégeaient vos comités et jusqu'à votre garde, et qui formèrent le noyau de là révolté qui attaqua â forces ouvertes la représentation nationale au 1 3 vendémiaire ; n'estce pas Tallien et Fréroii qui les avaient formées et Tecrutées? Les ' écrivains virulehs qui firent, la guerre aux jacobins et bientôt après aux' républicains', ne commencèrent-ils pas leur carrière sous les auspices de ces deux illustres patrons? N'élaîentils pas leurs aides-de-camp , ne formaient-ils pas leur avant-garde ? Tandis que tout cela se passait à Paris , et que des compagnies de Jésus et du Soleil c^rganisées sur le même plan, égorgeaient dans le raidi Vos envoyés â Venise, à Gènes et à Basle, n'éérivaient-îls pas à vos comités que les ennemis de la république comptaient sur Tallien , pour le rétàbliâsërifient dé là royauté?:...- PTaVait-on pas saisi une lettre écrite tout entière de la main du ptéithâéi^Vi âàùÉ iaquéllé il annonçait Jës mêmes espértnées? •
* ' )> Jé'cbnsens à ne pas voir daûs cette foule de fojrtes présôniptions, des preuves d'une conspiratibiti contre la réptïblicpié ; mais coàviént-il à celui ti€mtre lequel elles s'élèveht , d'accuser des hommes dont ià cbndùifé privée et publique (iïl toujolirs
irreprècfïiafiblè ?'B5t*^e à lui, ijuî se trouve comprb-
this par dë$' {Pièces ilussi authentiques et par des &it^à'ttssi Â^ôtoîi%s;Ji bâtit* une dénonciation capitalé^^tik^ dés fioles insignifiantes qtii n^ont antim ^éûéëi énicutt cetràctère d'àutheiitidté ? Je conàëns