CHAPITRE II
avait eu le bonheur d'atteindre, avant l'ouragan , le sommet de la grande montagne. Il avait perdu soixante-sept soldats et un officier qui avaient coulé dans les précipices; mais il étyit parvenu à Vall de Se volières, premier village de la Cerdaigne française. Il prit position, comme il était convenu avec le général en chef. Ne voyant pas paraître la colonne, il envoie successivement divers officiers à la découverte: mais on n'aperçoit rien, on ne sait qu'augurer de ce retard. Gurrea attend encore; l'ennemi est dans le voisinage; personne ite débouche ; il ne sait que résoudre , à quel parti se déterminer. Il réunit ses lieutenans, leur expose la situation des choses et demande leur avis. Tous conviennent qu'il est inutile et périlleux d'attendre plus long-temps , qu'il faut prendre le chemin d'Urgel à quelque prix que ce soit. La colonne se met en route; deux com** pagnies d'infanterie légère, et deux dragons,' les seuls qui lui restaient , battaient la montagne
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sur sa gauche. Gurrea arrive à l'embranché^ ment des routes qui conduisetit à Puycerda et à Durria , et il aperçoit uu bataiUoù français, qifi gagne la même colline. Il lui oppose surle^<jiarop^ une compagnie de grenadiers et déploie le reste du bataillon. Les colonne^ ennemies débouchent de tous cotés; i! mar* che aux plus voisines; il s'élance à la baïonnette , et soixante. hommes inettent en déroute un bataUlon entier. Malgrè cet avantage, Gurréa ne se fit pas illusion. Son flâne était découvert , la moitié de sa colonne ne pouvait encore se mettre en ligne. U ii'a.vait d'autre parti à prendre que la retraite. H la Ht par échelon , disputa le teirein pied k pied^ et contint p*endant sept heures les forces décuples qui lui étaient opposées. Il atteignit enfin Valide SevoHères où il fit une petite faàlte sous les feux de l'ennemi. Ayant recueilli ce qui lui restait d'énergie ; il se mit à escalader une montagne trè3 escarpée qui l\ii fermait