‹ Mémoires sur la dernière guerre de CatalogneChapitre 114 sur 196 · CHAPITRE m. a · texte numérisé non relu

CHAPITRE m. a

che à feu dirigée contre *nous. Nous cherchâmes à nous faire reconnaître : on prit Ja démarche pour un piège ; nous envoyâmes des parlementaires , ils ne furent pas admis. Les désastres de la première campagne avaient rendu les habitans circonspects ; ils. ne voulurent pas communiquer qu'ils n'eussent vu le général Mina. Mina se présente ; les portes sont ouvertes ; les autorités se précipitent du sommet des murailles pour venir le complimenter. Son nom est dans toutes les bouches; il est l'objet de toutes les acclamations. Il passe la nuit au milieu de ses braves constitutionnels , se remet en route le lendemain, et arrive à Tarragone au coucher du soleil.

Il eut, pendant cette halte, plusieurs conférences avec le général Manso, une entre autres où les médecins venaient de lui faire l'aveu de la triste situation où sa chute l'avait mis. Une foule d'officiers étaient autour de lui dans une attitude silencieuse. Il s'adressa' gaîment au

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général Manso, et lui appuyant la main sur l'épaule : « Mon ami, lui dit-il, c'est à vous « maintenant à être le défenseur de la Catalo^ a gne ; je mets toute ma confiance en vous, je « me repose sur vous ». Cette scène attendrit Manso; tout froid qu'il est naturellemebtyil ne put s'empêcher de lui répondre : «; Vous « pensez trop bien de moi, mon général; mais « soyez tranquiîle, je ferai tout pour remplir tf vos intentions. »

Le jour suivant, Mina se jeta dans une voiture et porta son quartier général à Sanz, petit village à moins d'une lieue de Barcelone.

L'ex-ministre , colonel Evaa^te San Miguel^ prit la direction de l'état major-général. Digne successeur de Zorraquin, il resta à notre tête jusqu'au moment 6ù, couvert de blessures et laissé pour mort sur le champ de bataille^ il tomba dans les mains de l'ennemi.

La place d'Urgel fut bloquée sept jours après noire départ ; celle d'Ostalrich le fut à. peuprès à la même époque.

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