D*AOUT
Combat de Molins del Rey. — Combat de MartorelL — Sortie de Barcelone du général Sanz, — Affaire de Yorba.
Le général Milans évacua, le 6 juillet, les positions qu'il occupait dans les environs de Barcelone; il se posta à Molins del Rey, où les partis en viennent aux mains dans toutes les guerres de Catalogne. Il fit passer le colonel Miranda de l'autre côté du Llobregat pour s*assurer du premier village sur la route de Tar-
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ragohe , et envoya en même temps le général Lioberas se placer à Martoreii. Il fut attaqué le 9 à la pointe du jour. Après avoir opposjé quelque résistance à l'entrée de la ville , il se retira de l'autre coté du pont où le terreiu offre plus d'avantage. Il commença cependant par perdre le plus grand de tous, celui de charger un ennemi qui, sur une route où il aurait pu avancer en colonne serrée par compagnie, se présentait dans un ordre tel que la tête et la queue de ses colonnes laissaient 'up intervalle de plus de deux milles entre elles. Une formation semblable aurait été propre pour avancer sous le feu de l'artillerie: Ip général Milans li'avait pas une pièce; il fi!aiïrait jpas dû négliger l'occasion de tirer parti de ses baïonnettes. Le train ennemi arriva. Grenades et boulets se croisèrent aussitôt sur la rivière. Le général tint ferme , quoiqu'il n'eût à leur opposer qu'une simple fusillade. Le combat continua plusieurs heures avec vivacité.
LlVllE IV.
L'ennemi se décide enfin à passer le pont : infanterie et cavalerie , s'avance avec ardeur ; le feu redouble : elles balancent un instant ; mais le cri de guerre les ranime, et le poni est enlevé. Le général Milans y obligé de battre en retraite , se' replia sur Martorell. Cet avanta^ fut chèrement acheté; l'ennemi eut au-delà de trois cents hommes hors de combat ; i notre perte iie s'éleva qu^au tiers; Mais la><joïimée n'avait été qu'une suite de £slutes t^t deaola!^ côté que de celui de Tennemi; Point d'ordre, point de dispositions, qu'on' général: habile n'eùtdésavouéd. On s'obstinaà forcer le p<Hifc , et là rivière était souvent guéable:: oh voulut la franchir, et l'on se' mit enimduveiàeiàt, comme elle venait d'être enfiéepar les pluies. Les Italiens perdirent dans cette «renuÀntre leur commandant en second, le majorBreéda, .
qui fut emporté par une- grenade à rendroit même où il i^'était distingué, quelque^ années auparavant , isous ïes drapeaux de Napoléon. «