CHAPITRE* III. a6l
trouble et le désordre. Le : général . essaya yaineineiit de rallier sa troupe : prières, menaces v tout fut inutile; il fut entraîné, luimême et ne put l'arrêter que lorsqu'il attei»
gnit les positons d'où il; était ^arti. LesFran-
çais répandus, disséminés- dans. leurs logeanens au moment de l'attaque j avaient couru aux armes et s'étaient mis à sa. poursuite; ils rayaient atteint , grâces à la confusion qui s'était
inise;dans ses rangs, et ils auraient pu lui causer un grand désastre , si Pacchierotti avec les siens, et un bataillon léger espagnol n'eût çouyert la retraite. Le comte Bianco , à la tête des lanciers, se montra digne du commandement qui lui était confié.
Les entreprises nocturnes et particulièrement les surprises sont fondées plutôt sur le moral que sur les armes du soldat. Tout est perdu s'il prend l'alarme , il n'y a plus moyen de le contenir, et la tentative qui devait couronner l'assaillant consomme sa ruine.
toujours périlleux de confier à une seule arme le sort d'une entreprise ; il l'est surtout de la faire dépendre d'une charge de cavalerie, qui, en cas d'échec, est obligée de se replier sur l'infanterie qu'elle met en désordre.
Les fatigues du voyage avaient empiré l'état du général Mina; il était près de s'éteindre, et cependant il fallait se déplacer. La musique et la pompe ne furent certainement pas le signal de son entrée dans les murs de Barcelone.
Une litière, la lueur de quelques torches, le silence et la solitude de la nuit, voilà le triomphe qui était réservé pour le vainqueur de la faction de Catalogne.
Les officiers' de sa suite* le rejoignirent le lendemain ; mais la division de Milans devait agrandir le cercle de ses opérations ou périr à petit feu; d'autre part, l'ennemi ne manquerait pas d'accourir bloquer la~ place, dès
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qu'il verrait les troupes s'éloigner. Mina ne voulut pas exposer son état - major à rester renfermé , et l'envoya à Tarragone.