CHAPITRE V
Djé/eetitm de Cardone. — Trahison de Tortoae. — Conséquences des sociétés secrètes.
— ■ Défection du général Manso.
Pendant que ces engagemens snccessife avaient Heu, que le général Milans, fidèle à la méthode de Mtna, barcelait reniieini et s'efforçait de ne lui laisser que le terrein qu'il avait sous les pieds, uii commandant de la garnison deCardone livrait !a place aux F^a^çais. Bacigalupi , si distingué par ses talens et son courage, oubliant tout'à-coup les doctrines qu'il avait
juré de défendre, séduit sa troupe (i) et se fait lui - même l'agent d'un odieux complot.
Il invite le gouverneur â prendre le café , celui-ci accepte; le café est servi, les bons mots circulent, lorsque tont-à-coup des cris séditieux se font entendre dans les rues; le gouverneur veut les réprimer; mais, pendant qu'il court chercher son épée , Bacigalupi se glisse dans le fort, s'y renferme et proclame le roi absolu. A cette nouvelle, les artilleurs, la milice nationale de la ville prennent les armes et se présentent, le gouverneur en tête , devant la forteresse. Les prières, les représentations, rien n'est épargné ; mais Bacigalupi avait pris son parti ; iL ne répondit apx observations qu'on lui adressait que par des menaces. Les constitujdonnels , sur le point de se voir écrasés par les batteries du fort , forent obligés de se retirer.
(i) Le lieutenant-coioiiel Bacigalupi commandait un bataillon de milice provinciale active.