CHAPITRE IV
égards qu'on doit à soi-mémé et à raulorité , des dangers auxquels ib sont exposés, entoa^' rés comme ils le sont, de conseillers viole»» et avides. Ils doivent leur in^irer la magiiwU^ mité qui n'est pas tant une vertu qu'uB devoir; une nécessité à laqueUe leé coddamtie le besoiil d'affermir le pouvoir qu^ils viennent d'aieqoép* rir, et leur demander, poisqcifil est dan» leim mains, de mettre un ternie aiÀ seooiiMes , aux malheurs qu'il m coûtés. Us domot lear faire comprendre qu'il edt plus avaantàgeuK de se faire aimer que de se fiiire craindre; que les empires fondés sur la douceur sont biea plus durables que ceux qui reposent sur h sévéri|é et favorisent ouvertsement le^ déior* dres populaires, ou tout au motiis les to^ lèrent, lorsqu'ils ont les moyens de lev réprimer. Il doit les enco!irager à se montrer dè^ sormais sévères aux perturbateârSy à arrétep le tumulte, et à réprimer toute tentative de bouleversement; jnais en même temps il doit
les presser de tirer un voile sur les erreurs passées, sur les anciennes divisions et de rappeler la confiance qu'une nation se doit à elle-même. Que sont devenus , en France , ce fanatisme démocratique , cette haine pour les trônes , cette idolâtrie pour Napoléon ? Que sont devenus ces partis qui s'entre-déchiraient ? Où sont ces 'vastes élémens de discordes qu'il paraissait impossible de calmer ? Le serment du monarque à la Charte constitutionnelle a tout dissipé > tout pacifié. Tous ont mis leurs espérances dans la consolidation - d*un gouvernement qui devait offrir aux uns et aux autres le même appui. Les hommes de toutes les opinions ont travaillé de concert à la prospérité de leur pays; tous ont déposé au pied du trône les vieilles haines qui les divisaient. L'expérience a démontré la sagesse de ces dispositions dont le résultat a été une heureuse tranquillité.
Voilà les idées que , dans le tumulte des piis-
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sions, les écrivains de bonne foi doivent répandre , quelles que soient leurs opinions 9ur les gouvernemens. La paix , la sûreté , toutes les prospérités sociales sont indépendantes des constitutions particulières des états. La permanence de l'ordre établi est uof désir que doivent avoir tous les hommes honnêtes quelle que soit la classe à laquelle ils appartiennent , et cette permanence ne peut àvcHP Ueu si le concert des volontés ne prévient les secousses. Mais, par malheur, la cause de l'humanité n'est pas toujours d'accord avec les intérêts personnels; et en vain prétendronsnous qu'il s'exprime confoitnément à la saine morale, l'écrivain qui, aspirant à une place élevée, a résolu d'y monter, fut-ce en marchant sur un monceau de eadavres. Voilà quelle a été la cause des exstgéraûùn^ deiféc^r^ vains , dans les époques de révc^ntîoQ^ que rhistoire nous présente. Notre cœur frémit ^ considérant les effets qu'elle a produits^
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