CHAPITRE IV
pas contre eux est en leur faveur; les passions, au contraire , cherchent, recueillent les moindres élémens de division ; elles érigent en système l'inquiétude et le soupçon, n'oublient rien , ne pardonnent rien ; elles ne tolèrent ni protestation ni défense; elles repoussent le repentir et ne voient partout que des coupabled| elles lancent dans leur aveugle colère tin clécret d'extermination , ^t prononcent d'un> ton sacrilège : 'c Point de tvansaction : qui n'est pas avec moi est contre moi !» •
Us doivent être des anges de paix et non de furie, ceux qui, au milieu des grandes commotions, entreprennent la i||lle tâche de rappeler aux principes les peuples déjà trop en « clins à l'exaltation et aux excès. Ils doivent soigneusement éviter de supposer que la révolution n'est pas terminée; principe dangereux et anarchique , qui a été dans tous les temps l'origine des plus gands malheurs. Ils doivent s'efforcer par tous les moyens de cicatriser les
plaies qu'ont laissées dans les familles les dé^ sastres antérieurs, et non lesounir, les irriter de nouveau. Ils doivent exhorter à la réconciliation universelle et à l'obéissance au gouvernement établi; rie pas tant insister sur les avantages de sa forme que sur la nécessité d'un frein , sur les maux de la rébellion et la générosité que montrent ceux qui viennent de remporter la victoire. Ils doivent se prévaloir de toutes les ressources que fournit la religion qui nous engage à être modérés dans nos prospérités , et préparer l'opinion à recevoir avec transport les mesures conciliatrices que dpit prendre tout go]|f ernement nouveau et contesté, s'il veut assurer sa durée.
Lorsque l'écrivain adresse la parole à ceux qui sont chargés de la destinée de leur pfttrie^ dans ces moniens difficiles d où dépend le salut du peuple et la consolidation du gouvçrpement, il ne doit pas oublier de les avertir dans les formes voulues par les lois, et avec les